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Actualité

Tribunal de Paix/Lemba : Guillaume Ngefa face à la misère silencieuse de la justice congolaise

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Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a entamé, ce lundi 3 octobre, la deuxième étape de sa tournée dans les juridictions et services judiciaires de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le tribunal de paix de Lemba a constitué la première étape de cette visite matinale.

Selon le ministère, l’objectif de ces descentes est de palper du doigt les conditions réelles de travail des juges, magistrats et personnels administratifs, souvent confrontés à d’énormes difficultés matérielles.

À Lemba, le ministre a découvert un tableau particulièrement préoccupant. Le greffe du tribunal fonctionne dans des conditions indignes : plus de 30 greffiers s’y entassent dans un local exigu de moins de 12,2 m², où chaleur suffocante et humidité permanente rendent le travail presque insupportable.
Les archives, faute de meubles adaptés, sont entassées au risque d’être perdues ou abîmées. « Nous n’avons pas d’outils informatiques pour l’archivage des dossiers. La seule machine que nous possédons sert uniquement à saisir certains documents », a expliqué Ali Konde, greffier titulaire du tribunal, en présence du ministre.

Ce constat amer illustre la fragilité du système judiciaire congolais à sa base. Alors que la numérisation et la modernisation des services publics figurent parmi les priorités nationales, les greffes, véritables poumons de la justice, continuent d’opérer dans la précarité la plus totale.

Pour de nombreux observateurs, la visite de Guillaume Ngefa à Lemba ne doit pas être une simple formalité protocolaire, mais un signal fort en faveur d’une justice digne et moderne, à la hauteur des attentes du peuple congolais.

Tchèques Bukasa

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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