Actualité
Crispin Mbadu à Paris : Une nouvelle ère pour la diaspora congolaise en France s’annonce
Lors d’une rencontre historique avec le COACOF, le Ministre Délégué à la Diaspora a dévoilé un plan d’action ambitieux et inédit, promettant de renforcer les liens entre Kinshasa et ses filles et fils établis en France. Une onde d’optimisme a parcouru la communauté congolaise de France ce samedi 1er novembre, à l’occasion de la visite du Ministre Délégué à la Diaspora et à la Francophonie, Crispin Mbadu.
Dans le cadre dynamique de sa tournée européenne, l’émissaire du gouvernement a choisi la capitale française pour lancer les bases d’un partenariat rénové et audacieux avec la diaspora congolaise qui est une force pour le développement. Face aux membres actifs du Collectif des Associations et Organisations des Congolais de France (COACOF), le ministre Crispin Mbadu n’a pas simplement écouté : il a proposé.
Avec une franchise et une volonté politique saluées par l’assemblée, il a présenté une feuille de route concrète, conçue pour répondre aux préoccupations de longue date des Congolais de l’étranger. Parmi les annonces les plus acclamées figure la création d’une carte “OKAPi”. Cette initiative, aussi symbolique que pratique, vise à inclure formellement les Congolais ayant acquis une autre nationalité, qui se trouvaient jusqu’ici dans un angle mort administratif.
En leur offrant des avantages et une reconnaissance officielle, la RD Congo envoie un message fort : aucun de ses enfants n’est oublié, quelle que soit sa situation juridique. C’est une mesure d’intelligence et de cœur qui comble un vide criant. Le ministre Crispin Mbadu a également montré une oreille particulièrement attentive aux demandes de représentation politique en se déclarant favorable à la réouverture du débat sur la double nationalité.
En soutenant l’idée de l’élection de députés représentant les circonscriptions de l’étranger, il ouvre la voie à une participation pleine et entière de la diaspora à la vie démocratique nationale. La diaspora n’est plus perçue comme une entité lointaine, mais comme un pilier incontournable du développement du pays. La proposition de création d’une banque dédiée, bien que relevant du ministère des Finances, démontre une vision économique à long terme.
Elle reconnaît le potentiel d’investissement et la contribution financière de la diaspora. Couplée à la création d’un Conseil de la Diaspora, cette mesure vise à institutionnaliser le dialogue et à offrir un cadre structuré pour canaliser l’expertise et les capitaux vers la mère patrie.
Enfin, la promesse d’un suivi personnalisé des dossiers consulaires est une réponse directe à une source majeure de frustration. Elle marque la volonté de l’administration de passer d’une logique procédurière à une logique de service, centrée sur les besoins des citoyens. Couronnant cette série d’engagements, le ministre Mbadu a annoncé l’organisation imminente d’un grand forum ou d’états généraux de la diaspora.
Cet événement, qui devrait rassembler les forces vives des Congolais du monde entier, sera l’occasion de concrétiser ces propositions et de sceller définitivement le nouveau partenariat. La visite du ministre Crispin Mbadu à Paris marque un tournant décisif. Elle brise le mur de la défiance et instaure un cycle vertueux de confiance et de collaboration. Par sa posture ouverte, ses propositions innovantes et sa vision inclusive, le ministre incarne une nouvelle génération de leadership.
Celui qui comprend que la force de la RDC réside aussi dans celle de ses enfants dispersés à travers le globe. La diaspora congolaise en France a désormais des raisons tangibles de croire en un avenir commun, plus connecté et plus prospère. Le message est clair : la République a besoin de tous ses talents, et elle est enfin prête à leur tendre la main.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
