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Traque des » Kuluna en cravate » par l’IGF: Pourquoi Atundu s’agite-t-il ?
Alors que l’écrasante majorité des mandataires publics placés sur la liste noire de l’IGF se taisent et attendent la suite des événements, l’un d’eux, à savoir Alain Atundu, président du Conseil d’Administration de la Snel (Société Nationale d’Electricité), a trouvé le moyen de tirer à boulets rouges sur ce service public engagé dans une opération « mains propres » qui a permis au commun des Congolais de prendre la pleine mesure du pillage des ressources nationales par des « Kuluna » en cravate et galons qui se recrutent aussi bien dans les institutions, les entreprises et services publics, le secteur privé que dans l’armée, la police et les services de sécurité.
Alain Atundu soutient, pince sans rire, que l’IGF se serait érigée en instrument de blocage du fonctionnement des entreprises et services publics pendant que tout le monde, à commencer par le Chef de l’Etat, salue l’action d’assainissement des finances publiques en engagée par ses limiers.
Pourquoi le PCA de la Snel, qui n’a pas un passé propre en tant qu’ancien gestionnaire de la Gécamines Commerciale, s’agite-t-il ?
D’aucuns le soupçonnent de chercher à détourner l’attention générale des cadavres qui peuplent les placards qui encombrent cette entreprise publique. Car, s’il n’avait rien à se reprocher, il attendrait sereinement les mesures conservatoires à communiquer par le cabinet du Chef de l’Etat à son ministre de tutelle, à savoir celui de l’Energie.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
