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Entreprises et services publics : sales temps pour les « Kuluna » en cravate !

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Le cabinet du Chef de l’Etat rappelle, dans une note adressée aux ministres sectoriels, la sortie imminente des instructions relatives aux mesures conservatoires à prendre contre les gestionnaires épinglés dans le rapport de l’IGF (Inspection Générale des Finances) comme pilleurs des entreprises et services publics placés sous leur responsabilité. C’était du reste l’un des points d’information communiqué par le Chef de l’Etat au Conseil des ministres qu’il a présidé le vendredi 18 juin 2021 en visio-conférence à partir de Beni où il se trouvait en visite de travail.

Selon les conclusions de l’IGF en effet, nombre de présidents des conseils d’administration, et de directeurs généraux et directeurs généraux adjoints, ont transformé, pendant des années, le Portefeuille de l’Etat en mangeoire privée. Certains d’entre eux en étaient arrivés à créer des rubriques de dépenses (jetons de présence, loyers parallèles, frais de missions, frais de représentation, soins médicaux, indemnités kilométriques, indemnités de communications prépayées) qui leur rapportaient mensuellement jusqu’à 100.000 USD (dollars américains cent mille).

Quant aux marchés de gré à gré, ils étaient systématiquement érigés en mode de financement des travaux divers, d’achats des équipements, des fournitures de bureaux d’intrants, en violation fragrante et constante de la législation relative à la passation des marchés publics. Pendant que les entreprises et services publics peinaient à payer leurs personnels, à s’aménager des fonds de roulement, à supporter leurs charges sociales, à dégager des dividendes au bénéfice du Trésor public, leurs mandataires se remplissaient allègrement les poches.

Comme l’a stigmatisé le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, lors de son dialogue direct avec les forces vives de la province de l’Ituri, le samedi 19 juin à Bunia, une vaste maffia s’est installée dans les entreprises et services publics, au point que leurs gestionnaires ainsi que leurs parrains politiques se sont enrichis scandaleusement au détriment de l’Etat propriétaire.

L’opinion publique, indignée de voir des « Kuluna » en cravate continuer de piller le patrimoine communautaire en toute impunité, plus de deux années après le changement de gouvernance à la tête du pays et près de six mois après la dissolution du « mariage » FCC-CACH, réclame, au-delà des mesures conservatoires visant à arrêter les dégats dans l’immédiat, des poursuites judiciaires diligentes contre ces criminels économiques ainsi que des condamnations sévères à l’endroit des coupables. Ces décisions judiciaires, pense-t-on, devraient être assorties de la clause relative au remboursement, à l’Etat, de tous les biens et fonds pillés et, à défaut, la confiscation de leurs biens et avoirs à concurrence des préjudices matériels et financiers causés à la patrie.

Kimp/Le Phare


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Nord-Kivu/Ituri : Sama Lukonde relève les différents points saillants de sa mission de suivi et évaluation de l’état de siège

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Arrivé à la fin de sa tournée de suivi et évaluation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a dressé, vendredi 23 septembre 2022, dans la soirée, avant de quitter Goma, le bilan de ses activités dans cette partie du territoire national, où il a été, non seulement pour évaluer la mise en œuvre de l’état de siège, mais aussi pour être aux côtés des familles endeuillées et celles déplacées à la suite des atrocités commises par les forces négatives, dont les ADF et les terroristes du M23 soutenus par le Rwanda.

Résumant sa mission officielle dans les deux provinces en état de siège, le Premier Ministre s’est exprimé en ces termes :

 

« Tout d’abord, je voudrais revenir sur l’annonce que j’ai faite lorsque je suis arrivé ici, à Goma, dans la province du Nord-Kivu. J’ai mentionné que nous étions là, à la suite de la demande de l’autorité suprême de venir faire une évaluation. Comme vous savez, la paix et la sécurité dans cette partie du pays, sont très chères à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous avons entamé cette tournée depuis quelques jours, ici à l’Est de la République démocratique du Congo, en commençant par l’Ituri, où nous avons eu d’abord un Conseil de sécurité, puis des échanges avec toutes les forces vives. Cela nous a permis d’avoir un aperçu clair à ce niveau-là, des travaux qui doivent se faire surtout dans la sensibilisation, les discussions intracommunautaires, qui vont déboucher finalement sur des discussions intercommunautaires. Ça, c’est pour la province de l’Ituri. Et, le combat qui doit continuer à se faire en ce qui concerne les ADF, qui continuent à endeuiller nos populations ».

 

A Goma, tout comme à Bunia, cette tournée était l’occasion, pour le chef du gouvernement, de discuter aussi avec toutes les forces vives en vue d’avoir leur ressenti et mieux orienter l’action Gouvernementale pour le mieux-être de la population de ces terroirs.

 

 » Ici, dans la province du Nord-Kivu, comme nous l’avions fait aussi d’ailleurs dans l’Ituri, nous avons annoncé que nous venions pour d’abord, être aux côtés de ces familles qui sont endeuillées, être aux côtés de ces familles qui sont déplacées. Vous connaissez cette situation que nous avons dans le Rutshuru. A Bunagana, nous avons ces familles des déplacés, qui sont d’ailleurs rentrées par patriotisme et qui ont besoin de l’assistance humanitaire. Nous avons promis d’être vraiment à leurs côtés. Ensuite, nous avons eu aussi, ici, un Conseil de sécurité, où l’état de la province nous a été donné. C’était l’occasion aussi de discuter avec toutes les forces vives et avoir leur ressenti que cela puisse mieux orienter notre action. Donc, sur les points saillants, nous avons reçu cette revendication, qui avait été faite par rapport à la Monusco. Nous avons discuté avec les mouvements citoyens, avec la société civile. Nous avons fait appel à leur sens de responsabilité, en disant que la constitution garantit toute forme de revendication, mais la constitution garantit aussi le droit à la vie. Et que c’est important, pour nous, en tant qu’autorités, qui avons la responsabilité justement de la protection des biens et des personnes, que nous soyions toujours au fait en termes de responsabilité. Nous avons eu a déplorer récemment dans le cadre de ces revendications, demandant le retrait de la Monusco, à regretter, à déplorer des morts. Nous ne voulons plus voir cela arriver. Et donc, c’était vraiment une demande de responsabilité pour qu’on s’assure que nous épargnons des vies. Nous sommes déjà dans une situation sécuritaire difficile. Il faut concentrer nos forces là où nous avons véritablement ces forces négatives, cette agression que nous avons, qui est activée par le Rwanda. C’est là que nous devons mettre l’énergie. Ça, c’était l’un des premiers faits saillants qui a été dans nos échanges. Ensuite, nous avons échangé sur d’autres questions qui préoccupent la population, notamment la sécurité, le banditisme, et nous assurer qu’avec les autorités militaires, nous puissions adresser ces questions surtout autour des questions des tracasseries qui ont été mentionnées. Nous estimons que nous, en tant qu’autorités, nous devons suivre ce que la population nous dit et travailler dans le sens de lui garantir son bien-être. C’est une population, qui n’a que trop souffert. Et donc, nous sommes très sensibles aux messages qui nous sont donnés », a-t-il ajouté.

 

Sensible aux demandes de la population, le chef du gouvernement a instruit le gouverneur militaire du Nord-Kivu à trouver, de commun accord avec le Conseil provincial de sécurité, le moyen de lever le couvre-feu dans la ville de Goma.

 

 » Nous avons eu aussi cette demande qui a été faite particulièrement pour la ville de Goma, en ce qui concerne les restrictions en termes de déplacements. Et nous avons discuté avec le gouverneur militaire et donner une indication pour qu’il puisse très vite réunir le Conseil de sécurité et voir les modalités de lever le couvre-feu, tel que c’est vécu actuellement dans la ville de Bunia, tout en garantissant la sécurité des personnes. C’est un peu en résumé, ce qu’ont été nos échanges du point de vue des points saillants. Donc, c’est un travail qui va se faire et être annoncé très rapidement. Pour les autres questions purement sécuritaires et d’opérations militaires, nous réservons la primeur à Son Excellence Monsieur le Président de la République en termes de présentation du rapport, pour qu’il puisse nous donner des orientations. Nous sommes arrivés au terme de cette visite. Et nous remercions la province et tous ses fils et filles qui nous ont accueillis », a conclu le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde.

 

 

Cellule de communication de la Primature


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