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Actualité

Tragédie à Rusayo : un infirmier tué par des militaires dans l’exercice de ses fonctions

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Un tragique incident s’est produit dans la nuit du dimanche 6 janvier 2025, lorsqu’un infirmier du centre de santé de Rusayo, situé près du camp de déplacés dans le territoire de Nyiragongo, à proximité de la ville de Goma dans le Nord-Kivu, a été tué.

Selon des témoins, Ayishakiye Daniel, la victime, a été abattu à bout portant par des hommes armés en uniforme des Forces armées de la RDC (FARDC) alors qu’il se rendait à l’hôpital pour sauver des vies. Les faits se sont déroulés vers 18h30, à environ 100 mètres de l’établissement de santé.

Un infirmier présent sur les lieux a rapporté : « Daniel se hâtait pour soigner ses patients lorsque deux militaires lui ont demandé son téléphone. Il leur a expliqué qu’il était infirmier et qu’il devait urgentement secourir des blessés. L’un des militaires a ouvert le feu, lui tirant une balle dans le thorax et une autre dans la main qui tenait son téléphone, d’une valeur de moins de 15 dollars. »

Les assaillants ont ensuite pris le téléphone de la victime avant de le laisser gravement blessé sur le sol. Malgré les efforts de ses collègues, qui l’ont transporté à l’hôpital dans l’espoir de le sauver, Daniel n’a pas survécu. Son corps est actuellement à l’hôpital CBCA NDOSHO. Un autre infirmier a exprimé sa colère face à cette violence : « Si nous, infirmiers, sommes pourchassés comme des gibiers sans protection, comment pouvons-nous soigner les déplacés qui fuient les conflits ? »

Marié et père de trois enfants, Daniel était considéré comme un héros par les déplacés, ayant consacré son temps à soigner de nombreux patients souffrant de maladies et de blessures liées à la guerre. Sa perte est un choc pour la communauté et souligne le danger croissant auquel sont confrontés les professionnels de la santé dans cette région instable.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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