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Nord-Kivu : affrontements entre résistants Wazalendo et le M23 dans les collines de Sake
Ce mardi 7 janvier, de violents combats opposent les résistants Wazalendo aux rebelles du M23 dans les collines surplombant la cité de Sake, précisément dans la zone de Kihuli, près des antennes. Ces affrontements auraient débuté après que les rebelles ont tenté de se faire passer pour un autre groupe armé, probablement dans le but de tromper la vigilance de leurs adversaires, selon les informations recueillies sur place.
Les détonations continuent de retentir dans la zone, tandis que les résistants Wazalendo affirment maintenir leurs positions défensives. À ce stade, aucune avancée notable des rebelles n’a été signalée, confirment des sources proches de ce groupe de résistance, qui se disent confiantes quant à leur tenue sur le front.

La veille, des combats intenses avaient déjà opposé ces deux forces dans la même région. Ces affrontements avaient permis aux résistants Wazalendo de reprendre le contrôle du village de Ruderefu, situé à environ 4 kilomètres de Ngungu.
Ces nouvelles confrontations interviennent dans un contexte de condamnation internationale. Ce lundi, l’Union européenne (UE) a fermement dénoncé l’occupation récente de la cité de Masisi et des zones environnantes par le M23. Cette avancée est qualifiée de violation flagrante du cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Luanda. « L’avancée continue du M23 constitue une violation flagrante du cessez-le-feu convenu. Ces derniers développements compromettent gravement les efforts pour parvenir à une résolution pacifique du conflit », a déclaré l’UE dans un communiqué.
L’Union européenne a appelé à un retrait immédiat du M23 et a exhorté le Rwanda à cesser toute coopération avec ce groupe armé, tout en demandant le retrait de ses forces militaires du territoire congolais. Elle a également invité la République démocratique du Congo (RDC) à mettre fin à toute collaboration avec les FDLR et d’autres groupes armés.
La situation reste tendue dans cette région, où les populations civiles subissent les conséquences de ces combats incessants.
Franck Kaky/CONGO PROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
