Mine
TICAD9 : le ministre Louis Watum Kabamba vante les atouts miniers de la RDC au Japon
En marge de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a porté haut la voix de la République démocratique du Congo en multipliant des rencontres stratégiques avec les institutions internationales et les investisseurs japonais.
Au cours de la journée du jeudi 21 Août, le ministre a tenu des échanges avec l’ONUDI et ITPO Japon autour du lancement de la nouvelle Décade pour l’industrialisation de l’Afrique. Il a notamment plaidé pour un appui technique en faveur de la RDC, notamment à travers un projet de télédétection par intelligence artificielle destiné à l’exploration minière, projet soutenu par le gouvernement japonais.
Louis Watum Kabamba a ensuite discuté avec Asia Mineral Limited (AML) et Kivuvu Kongo Mines afin d’actualiser les partenariats existants dans le Kongo Central, avant de recevoir Solafune, entreprise japonaise spécialisée dans l’IA et la télédétection. Un accord avec le Service géologique national du Congo (SGNC) devrait être signé ce vendredi à Yokohama.
Invité par l’ONUDI et l’Union africaine comme panéliste sur le thème « Tirer parti de l’innovation pour la transformation industrielle de l’Afrique », le ministre a rappelé que les minerais stratégiques de la RDC (cuivre, cobalt, lithium, coltan, or, diamant, etc.) placent le pays au cœur de la transition énergétique mondiale.
« Notre priorité est la transformation locale des minerais afin de créer des emplois, générer plus de valeur ajoutée et bâtir une industrie minière durable et transparente », a-t-il déclaré, rassurant au passage les investisseurs japonais sur l’engagement du gouvernement pour la bonne gouvernance.
À travers ces démarches, Louis Watum Kabamba positionne la RDC comme un partenaire incontournable du Japon dans la transition énergétique et l’industrialisation du continent africain.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
Mine
Kibali, vitrine du secteur minier congolais : la délégation de l’ambassade du Canada en immersion au cœur du géant aurifère du Haut-Uele
Une délégation de l’ambassade du Canada en République démocratique du Congo, conduite par Catherine Vézina, actuelle chargée d’affaires, a effectué mardi 14avril une visite à la mine d’or de Kibali Gold Mine, située dans la province du Haut-Uele, au nord-est du pays. Cette mission diplomatique a permis de mettre en lumière l’importance stratégique de Kibali, considérée comme l’une des plus grandes exploitations minières industrielles du continent africain et un moteur économique majeur pour les communautés locales.
Au cours de cette visite, la délégation a parcouru plusieurs sites clés de l’exploitation, notamment les installations minières ainsi que les infrastructures énergétiques qui alimentent les opérations. Une attention particulière a été portée aux solutions d’approvisionnement en énergie, reposant en grande partie sur l’hydroélectricité et l’énergie solaire, illustrant l’engagement de la société en faveur d’une production plus durable et respectueuse de l’environnement. Cette immersion a également permis aux visiteurs d’échanger directement avec les travailleurs et différents partenaires communautaires sur les réalités du terrain.

Un autre moment fort de la mission a été la rencontre avec des organisations locales et des projets soutenus par le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Parmi eux, les actions menées par le Collectif de développement intégré au Congo (CODIC) ont particulièrement retenu l’attention, notamment dans les domaines de la formation professionnelle ainsi que du renforcement des moyens de subsistance en faveur des jeunes et des femmes. Ces initiatives traduisent la portée des partenariats entre le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.
À travers cette visite, Kibali s’est affirmée non seulement comme un fleuron du secteur minier en RDC, mais aussi comme un exemple d’intégration entre performance industrielle, innovation énergétique et responsabilité sociale. Cette mission a, en outre, permis de réaffirmer l’engagement du Canada en faveur d’un développement durable, inclusif et responsable en République démocratique du Congo.
Dorcas Mwavita
