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Thomas Lubanga : « Il n’y a aucune compétition entre la Task-Force, le PDDRCS et l’état de siège en Ituri «
Le coordonateur de la Task Force, une structure apolitique dépêchée en Ituri par le chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi pour participer à la pacification de la province, fixe l’opinion sur les spéculations des uns et des autres évoquant une éventuelle compétition entre les différentes structures dépêchées en Ituri pour la recherche de la paix.
D’après Thomas Lubanga Dyilo, « il n’y a aucune compétition entre la Task force, le PDDRCS et les animateurs de l’état de siège » comme l’evoquent centaines langues.
Mise au point faite dans une conférence de presse animée ce mercredi 05 janvier 2022 en ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri où il séjourne depuis une semaine.
Entouré des membres de cette équipe constituée des fils et filles de l’Ituri dont Pitchou Iribi, Thomas Lubanga laisse entendre par contre que ces différentes structures vont travailler en étroite collaboration car, dit-il, » l’objectif final recherché par la Task force comme par les autorités de l’état de siège ou le programme DDRCS, c’est le retour de la paix « .
Dépêchée en Ituri pour sensibiliser ou motiver les groupes armés locaux à adhérer au processus de paix, préparer l’avènement de PDDRCS, le retour des déplacés dans leurs entités respectives et préparer le forum de paix et de la réconciliation entre les communautés, la Task force appelle ces groupes armés à saisir cette main tendue du chef de l’État en déposant les armes et d’arrêter les hostilités.
« 2022 sera une année de retour de la paix », estime-t-il.
Signalons que c’est depuis le dimanche 02 janvier 2022 que la délégation de la task force a lancé officiellement ses activités par un culte oeucumenique organisé en collaboration avec toutes les confessions religieuses de l’Ituri.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
