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TGI/Gombe : Ferdinand Kambere condamné à 6 mois d’emprisonnement ! 

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L’affaire opposant deux cadres du PPRD, Ferdinand Kambere et Ardent Kabambi Bukasa, vient de connaître son dénouement final. Le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe vient de rendre son verdict ce jeudi 17 mars 2022.

En effet, dans son jugement, la cour a disqualifié la prévention de tentative de meurtre, retenant plutôt celle de coups et blessures volontaires simples. Elle a ainsi décidé la condamnation de Ferdinand Kambere à 6 mois de servitude pénale principale et une amende de 5 millions de FC.

Le tribunal a aussi dit fondée l’action civile et alloue à la partie civile les dommages intérêts de 10 000 USD.

Pour rappel, le Secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie ( PPRD) et ministre honoraire du Travail, Ferdinand Kambere a été arrêté, le lundi 20 décembre 2021, sur décision du Procureur Général près la Cour d’appel de Kinshasa Gombe. Il était d’abord détenu au cachot du parquet général de la Gombe pour coups et blessures contre Ardent Kabambi, un jeune cadre de son parti politique. Des images montrant le visage de Ardent Kabambi Bukasa couvert de sang avaient fait le tour des réseaux sociaux. Ce dernier a témoigné avoir reçu un coup d’une bouteille de bière de la part de Ferdinand Kambere dans un restaurant de Kinshasa. « Invité dans un restaurant sur l’avenue colonel Lukusa par un professeur pour récupérer mon invitation pour la cérémonie de vernissage d’un ouvrage, Mr Kambere nous a rejoint et nous avons échangé premièrement sur le livre et ensuite, l’avenir de notre parti, le Pprd. Sieur Kambere ne supporta pas la contradiction, il s’est levé automatiquement, venu me pointer de doigt et pris un bouteille me cassa la tête… », avait rapporté Ardent Kabambi.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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