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Testament d’un résistant : Les derniers mots de Jacky Ndala depuis sa cellule

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Depuis sa cellule, où il dit sentir la mort s’approcher, Jacky Ndala Mpoyi Kabundi, figure de la résistance citoyenne, a livré un message poignant qu’il qualifie lui-même de testament.

Dans ce texte empreint de douleur et de lucidité, l’activiste rappelle son parcours de lutte, son combat pour la justice et sa profonde inquiétude pour l’avenir du Congo. Il accuse les magistrats, juges, agents de services et responsables politiques de l’avoir maintenu injustement en détention, sans soins médicaux adéquats, jusqu’à l’affaiblir physiquement.

« Toute ma vie, je me suis battu pour les autres, pour ma patrie. Aujourd’hui, mon corps m’a trahi et ils m’ont laissé mourir ici », écrit-il, avant de refuser toute cérémonie hypocrite en cas de décès. Il souhaite que son corps soit incinéré, loin des rites funéraires qu’il juge empreints de mensonges.

À sa famille et à ses compagnons de lutte, Jacky Ndala lègue des mots d’espérance et d’encouragement. À ses enfants, il demande de s’inspirer de son engagement pour la justice. À son épouse, il confie la responsabilité de continuer la vie avec courage et amour. À sa mère, il rend un hommage vibrant, lui demandant de rester forte.

Enfin, il conclut par une note d’espérance : « Le Kongo existera après moi… L’injustice ne régnera pas toujours. Un jour ce pays sera dirigé par des frères et sœurs justes et véritablement patriotes. »

Un dernier cri de résistance, signé : Jacky Ndala Mpoyi Kabundi, Le Patriote-Résistant.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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