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Tanganyika et Haut-Katanga: 111.710 personnes déplacées et retournées en détresse

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11.710 personnes ont besoin d’une assistance humanitaire urgente dans les territoires de Kalemie, Manono et Moba (Tanganyika) ainsi que dans les territoires de Pweto et Mitwaba (Haut-Katanga).

Parmi elles, 87 000 personnes qui avaient fui, en 2017 et 2018, les violences intercommunautaires à répétition entre les communautés locales ainsi que les opérations militaires contre les groupes armés dans la Province du Tanganyika. Elles sont retournées dans leurs villages depuis juin 2020.

24.710 autres personnes sont toujours en situation de déplacement, selon un rapport produit par OCHA en collaboration avec les partenaires humanitaires et couvrant la période du 15 novembre au 15 décembre 2020.

Certaines se sont déplacées en mars 2020 pour échapper aux tensions entre les forces armées congolaise et zambienne à Moba pendant que d’autres ont fui les violences intercommunautaires à Manono et Nyunzu en janvier 2020.

Une minorité a, quant à elle, fui en 2017 les exactions des groupes armés dans la bande limitrophe entre les provinces du Maniema et du Sud-Kivu.

Toutes ces personnes vivent dans des territoires en phase d’urgence ou de crise alimentaire selon le 18ème cycle de l’IPC.

Elles ont besoin d’une assistance alimentaire d’urgence ainsi que d’une assistance en santé-nutrition, abris, eau, hygiène et assainissement, éducation, protection et relance agricole.

Environ 14.250 personnes ont reçu une assistance en articles ménagers essentiels sur l’axe Nyunzu – Kabeya Mayi.

L’ONG NRC a organisé une foire aux articles ménagers essentiels, couplée avec du cash le 18 novembre 2020 à Kabeya Mayi (34 km au nord de Nyunzu) en faveur de 14.250 personnes déplacées internes qui avaient fui la résurgence des violences intercommunautaires entre janvier et février 2020 et les incursions à répétition des groupes armés opérant au nord du territoire de Nyunzu. Cette assistance, financée par ECHO, couvre les besoins des bénéficiaires pour le dernier trimestre de 2020. Elle est venue compléter l’appui en eau, hygiène et assainissement mis en place par OXFAM ainsi que l’assistance en soins de santé offerte par Médecins du Monde/France pour les mêmes bénéficiaires.

En fin octobre 2020, les ONG CONCERN et ACTED avaient fourni une assistance en cash inconditionnel en faveur de 12.800 ménages déplacés et familles d’accueil à Nyunzu-Centre.

 

 

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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