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SYNAMED : Les médecins en grève dès ce mercredi 6 juillet !
Le Syndicat National des Médecins (SYNAMED), à travers sa note d’information du 02 juillet 2022 adressé au Premier ministre, Sama LUKONDE, annonce, à l’intention du gouvernement, qu’à partir de ce mercredi 6 jusqu’au samedi 9 juillet 2022, il va observer un arrêt de travail.
En effet, souligne son Bureau exécutif national représenté par son secrétaire général national, le Professeur Dr John Senga Lwamba, et son secrétaire général adjoint chargé de l’Administration, Etudes et Documentation, Dr Fabien NZOKO FWANKENDA, il s’agit là d’une forme de grève qui porte sur un service minimum qui partira de ces dates à partir de 7h30.
A en croire cette note du SYNAMED, ce service minimum dépendra de la volonté du gouvernement. A son issue, le samedi 9 juillet 2022, une évaluation générale pourra donc être faite.
Notons que les médecins précisent également que le service minimum va consister, entre autres, à la prise en charge des malades hospitalisés et des urgences, l’évaluation des cas préprogrammés ainsi que la libération des malades qui ne posent plus de problèmes.
Aussi, la note renseigne que les médecins qui œuvrent dans les provinces sous état de siège, les médecins des FARDC et de la Police Nationale ainsi que ceux des banques de sang sont donc exemptés par cette mesure prise par le Bureau Exécutif National du Synamed.
Toutefois, ils rappellent que le droit à la grève est du reste garanti par la constitution de la République, raison pour laquelle ils appellent ses affiliés à faire preuve de responsabilité.
Pour rappel, il y a lieu de révéler que cette position du Bureau Exécutif du Synamed intervient à la suite du non-respect par le gouvernement de l’Accord du 3 août 2021 conclu, d’une part, entre SYNAMED asbl et Symeco et la partie gouvernementale, conformément à l’atelier de Bibwa du 16 au 25 juin 2022. Selon eux, aucune plénière de la commission n’a pu avoir lieu, aucune explication n’a été avancée par rapport aux engagements faits. Ceci donne lieu à une remise en question par rapport aux indemnités de transport et de logement et enfin l’absence de l’adoption du Règlement Intérieur de la Commission Interministérielle qui, du reste, constitue l’un des objectifs majeurs de cet atelier qui avait eu lieu.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
