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Suspension du FESTIGOLA : Un manque de respect et de considération de l’Etat envers ses propres administrés et des investisseurs ( Me Alfred Ngoyi Wa Mwanza, avocat)
La décision de l’Etat congolais de suspendre toutes les manifestations non sportives dans des stades à la suite des événements malheureux survenus le 27 juillet, avec comme conséquence le report de FESTIGOLA, est non seulement illégitime mais aussi très disproportionnée ! Telle est la conclusion de l’avocat Alfred Ngoyi Wa Mwanza, exprimée dans sa page Facebook.
Pour ce spécialiste en droit, pour prévenir la survenance de tels événements, l’Etat a la possibilité de prendre des mesures les moins incisives, portant atteinte le moins possible aux droits fondamentaux des administrés (le droit à la liberté économique des producteurs et le droit à la liberté artistique).
» Cette décision a des conséquences graves sur le plan économique et artistique et peut donner lieu à des doutes sur les possibilités d’investissement artistique dans ce pays par des étrangers !« , a-t-il prévenu.
À l’en croire donc, dans un État normal, cette décision de suspension devait contenir des voies de droit avec possibilité de l’attaquer devant une instance judiciaire indépendante (selon la procédure administrative congolaise) pour que celle-ci contrôle dans les brefs délais la légalité et la proportionnalité de cette décision.
À son avis, c’est ni plus ni moins qu’un manque de respect et de considération de l’Etat envers ses propres administrés et des investisseurs.
Somme toute, Me Alfred Ngoyi regrette qu’entretemps les vrais coupables des événements du 27 juillet ne sont pas poursuivis et aucune enquête sérieuse n‘est engagée par l‘Etat pour rechercher la vérité matérielle et la réparation des victimes et leurs familles. » Et comme d’habitude, la proximité des coupables avec les dirigeants fera qu‘ils ne soient pas inquiétés. Et c’est triste… », a-t-il conclu, avant d’exprimer ses encouragements aux artistes attendus à cet événement international et à son producteur qui a consenti d’énormes sacrifices pour sa préparation.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
