À la Une
GENOCOST : CAYP et les mouvements citoyens ne lâchent pas prise ! Kinshasa va crier « justice » ce vendredi
Initiatrice du GENOCOST, la structure CAYP maintient sa position de faire entendre la voix des congolais victimes des massacres à perpétuité estimés à 6 millions de morts entre 1993 et 2003, en République démocratique du Congo.
Comme d’habitude, ce vendredi 2 août 2024, CAYP et les structures de la société civile seront dans les rues à Kinshasa tout comme dans les provinces, pour rendre hommages à leurs compatriotes et exiger des sanctions internationales contre les responsables de ces massacres.
Pour la ville de Kinshasa, la commémoration de cette journée du 2 août va commencer par une marche pacifique et non violente qui partira de Saut de mouton Assanef, pour chuter à la Place des victimes du GENOCOST, ex place des évolués, dans la commune de la Gombe.
À l’occasion, des témoignages poignants seront faits et des bougies seront allumées en mémoire des victimes.
Dans le contexte où la RDC continue à enregistrer des morts suite à une agression étrangère, les organisateurs vont exiger le retrait des troupes M23/RDF/UPDF du territoire congolais ; y compris des sanctions contre le Rwanda et l’Ouganda.
« Nous allons également demander au gouvernement congolais de prendre des mesures urgentes pour récupérer nos territoires occupés », indique CAYP.
Il est important de signaler que le terme GENOCOST combine « génocide » et « coût » pour souligner l’exploitation des ressources naturelles comme moteur des violences perpétrées.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
Haut-Uélé : À l’Assemblée nationale, le député Jean-Marc Mambidi sonne l’alarme sur le drame sécuritaire et humanitaire de Watsa
Le député national Jean-Marc Mambidi a porté à la tribune de l’Assemblée nationale le cri de détresse des populations du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé. Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire, l’élu a interpellé le Gouvernement sur les violences récurrentes qui plongent les habitants dans un climat de peur et d’incertitude. Cette démarche s’inscrit dans la continuité de ses multiples alertes en faveur d’une réponse plus énergique des pouvoirs publics.

Une crise humanitaire aux lourdes conséquences
Au-delà des questions sécuritaires, Jean-Marc Mambidi a mis en lumière les conséquences humanitaires de cette instabilité. Les déplacements des populations, les difficultés d’accès aux soins de santé, à l’éducation et aux activités économiques fragilisent davantage les communautés locales. Selon le député, l’urgence n’est plus seulement de contenir les violences, mais également de mettre en place une assistance adaptée aux besoins des populations affectées.
Un plaidoyer pour une intervention rapide de l’État
Face à cette situation, l’élu de Watsa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures immédiates pour restaurer la sécurité et protéger les populations civiles.
Il a insisté sur la nécessité d’un renforcement des dispositifs sécuritaires, d’une meilleure coordination des interventions sur le terrain et d’un accompagnement humanitaire conséquent afin d’éviter une aggravation de la crise.
L’Assemblée nationale interpellée sur son devoir de vigilance
Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi rappelle également le rôle de contrôle et d’alerte dévolu aux députés nationaux. Son plaidoyer vise à mobiliser la représentation nationale autour des défis auxquels fait face le territoire de Watsa et, plus largement, les zones affectées par l’insécurité dans l’Est et le Nord-Est de la RDC.
À travers cette alerte, il appelle à une mobilisation collective afin que les préoccupations des populations ne restent pas sans réponse et que des solutions durables soient apportées à cette crise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
