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Sud-Kivu : présence inquiétante des hommes armés en provenance du Rwanda
Depuis peu, on signale la présence inquiétante d’hommes habillés en tenue militaire de l’armée congolaise. On laisse entendre qu’ils auraient frauduleusement traversé la frontière entre le Rwanda et la RDC, du côte de la province du sud-kivu, territoire d’Uvira, groupement Itara/Luvungi, chefferie de Bafuliru.
D’après plusieurs sources concordantes, ces d’hommes en tenue militaire congolaise et lourdement armés en provenance du Rwanda ont traversé la plaine de la Ruzizi, en passant par Luvungi Katogota, à déstination des hautes montagnes de Rubarika, dans le groupement d’Itara de Luvungi.
Les habitants de ce groupement craignent pour leur sécurité après avoir remarqué que ces hommes avaient des drapeaux d’un pays inconnu.
Selon eux, ces hommes armés parlent kinyarwanda (langue du Rwanda), ils entrent par Katogota Rubarika et prennent la direction des hauts plateaux du groupement d’Itara, ou se dirigent vers les montagnes de Rurambo en passant par Rubarika (Sud-Kivu).
Pour les habitants de cette partie du pays, témoigne-t-on, ces hommes armés préparent certainement une opération de grande envergure.
Face cette situation urgente dans l’Est de la RD-Congo, espère la population locale, les autorités congolaises et les Forces armées de la Republique démocratique du Congo (FARDC) doivent réagir, avant qu’il ne soit pas trop tard, afin d’anéantir le plan de dislocation du pays.
CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
