Sécurité
Sud-Kivu : Mikenge replonge dans les affrontements, la société civile sonne l’alarme
Le village de Mikenge, dans le secteur d’Itombwe au territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, a de nouveau été le théâtre de violences ce jeudi 28 août 2025. Des combats ont opposé les résistants du FPDC-ML/AEC, sous le commandement du lieutenant-général Mtetezi 2 Bolingo Olivier, appuyés par d’autres groupes Wazalendo, à la coalition Twigwaneho, alliée au M23-AFC/Red-Tabara.
Ces hostilités ont visé directement la population locale, rapportent les acteurs de la société civile. La Société Civile des Compatriotes Congolais (SOCICO-RDC), axe Sebele, dit s’insurger contre cette situation qu’elle juge intolérable. « Nous condamnons fermement ces actes de criminalité qui continuent toujours à se manifester », déclare l’organisation dans un communiqué.
Pour Enyambwe Assa Mkumu, président de la SOCICO-RDC axe Sebele, il est urgent que les responsables locaux et nationaux renforcent les dispositifs de protection des civils. « Nous interpellons les autorités locales et sécuritaires à multiplier les mécanismes et stratégies pour la sécurisation de paisibles citoyens et leurs biens dans le village de Mikenge et ses environs », a-t-il insisté.
Alors que Mikenge reste en proie aux violences récurrentes, la société civile appelle à une action rapide et concertée afin de mettre un terme aux attaques répétées contre les populations civiles.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
