Culture
«Stop à la guerre à l’Est» : Fally Ipupa, Michel Bakenda, Ibrator, Bill Clinton, Wazekwa, Innoss’B, Adolphe Dominguez, etc. chantent pour la paix et l’unité nationale
La scène musicale congolaise connait un moment fort avec la sortie du remix de “Stop à la guerre à l’Est”, une chanson engagée qui appelle à la paix et dénonce les violences persistantes dans la région orientale de la République démocratique du Congo (RDC). Ce projet, initié par un collectif d’artistes congolais en collaboration avec la Fondation Widal, se veut un cri du cœur face aux atrocités qui frappent l’Est du pays depuis des décennies.
Un remix chargé d’histoire et d’émotion
Cette œuvre musicale n’est pas nouvelle. La version originale a vu le jour entre 2011 et 2013, une époque où le groupe rebelle M23 intensifiait ses attaques dans l’Est du pays. La chanson avait alors rassemblé plusieurs figures emblématiques de la musique congolaise dont certaines nous ont quittés, telles que Papa Wemba, Tshala Muana, Lutumba Simaro, King Kester Emeneya et Marie Misamu.

« À travers ce remix, nous rendons hommage à ces légendes tout en poursuivant leur combat. Cette chanson est plus qu’un simple message de paix, c’est un appel à l’unité nationale, à la solidarité et à l’action collective pour en finir avec les souffrances de l’Est », a expliqué Verbi Ndibu, directeur artistique et auteur compositeur de la version originale.
Aujourd’hui, de nombreux artistes de renom ont répondu à l’appel de ce projet, parmi lesquels Bill Clinton Kalonji, Félix Wazekwa, José Nzita, Michel Bakenda, Ibrator Mpiana, Innocent Balume (Innoss’B) et Adolphe Dominguez.

Un projet soutenu par les institutions congolaises
La relance de cette chanson en 2025 a été rendue possible grâce à l’appui de Guy Loando Mboyo, un homme politique et philanthrope engagé dans des causes humanitaires. Son organisation, la Fondation Widal, a contribué au financement et à la production de cette œuvre.
Le gouvernement congolais, à travers le ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine, a également salué cette initiative. Paul Ngoyi le Perc, conseiller culturel de la ministre, rappelle que les autorités soutiennent toutes les actions culturelles visant à promouvoir la paix et le patriotisme. « En tant qu’acteur de la première version de cette chanson en 2013, je suis fier de voir que ce projet renaît aujourd’hui avec encore plus de force et d’engagement. Nous devons continuer à sensibiliser par la culture », a-t-il martelé.
La culture comme moteur de mobilisation
Notons que cette chanson n’est pas seulement un simple appel à la paix. Elle incarne un véritable mouvement patriotique visant à rassembler les Congolais autour d’une cause commune. En parallèle, d’autres artistes de la diaspora congolaise ont également pris position. Gradur, Kalash Criminel, Youssoupha, Ninho, Damso et Josman ont récemment sorti un titre dénonçant les souffrances du peuple congolais, une chanson qui a déjà accumulé plusieurs millions de vues sur YouTube.
Cette mobilisation artistique s’inscrit dans une campagne plus large, portée par le ministère de la Culture sous le slogan « Toz’art elongo na FARDC », qui encourage les artistes à soutenir les Forces Armées de la RDC dans leur lutte pour la paix.
Un message d’espoir pour un avenir pacifique
Avec ce remix, les artistes congolais rappellent que la musique est une arme de sensibilisation puissante. Leur engagement dépasse le cadre du divertissement pour devenir un véritable levier de changement social.

«Stop à la guerre à l’Est» résonne comme un hymne à la paix, à l’unité et à l’espoir d’un avenir meilleur pour la RDC. Cette initiative prouve une fois de plus que la culture peut jouer un rôle essentiel dans la lutte contre l’injustice et la quête de stabilité.
Alors que le conflit continue de marquer l’Est du pays, cette chanson donne une voix aux victimes et renforce la détermination du peuple congolais à voir, enfin, la paix triompher.
Dorcas Ntumba/CONGO PROFOND.NET
À la Une
Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
