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Stades municipaux de Kinshasa : encore des tombeaux blanchis ! L’IGF doit-elle auditer ?
La première journée de la saison de Ligue nationale de football division 1 est programmée pour ce 4 septembre avec une seule rencontre au programme, à 15h30, entre la formation de JEUNESSE SPORTIVE DE KINSHASA et L’ACADÉMIE RANGERS.
Le match se jouera sur le terrain du Centre sportif Kurara Mpova, dans la banlieue Est de Kinshasa. C’est qu’en fait, avec l’indisponibilité des stades des Martyrs et de Tata Raphaël qui sont en pleine rénovation, car ne répondant pas aux normes FIFA.
Face à cette indisponibilité de deux stades de la capitale, les stades municipaux de la capitale (Paul Bonga-Bonga de Barumbu, Jean Kembo de Matete et Jean Muntubile de Ngaliema) auraient pu pallier mais malheureusement leurs constructions n’ont pas servi à désengorger les deux grands stades de Kinshasa.
Construits par le gouvernement Matata Ponyo (d’autres sont restés inachevés, celui de Bandalungwa par exemple) sans l’assistance technique de la FÉCOFA, les terrains de ces stades ne correspondent nullement aux dimensions et autres normes requises par la FIFA.
Près de quatre ans après leur inauguration, ces installations sportives construites dans la ville de Kinshasa, capitale congolaise, sont encore très loin de remplir la mission pour laquelle elles ont été conçues.
Optimiser la production nationale des talents internationaux et créer une véritable industrie sportive ont été les objectifs phares de cette initiative.
Le gouvernement congolais, Maître d’ouvrage, n’est jamais entré en possession de ces stades municipaux puisque n’ayant pas encore totalement honoré sa facture vis-à-vis des entreprises tierces qui les ont construits.
À noter que les entreprises NJ Construct et SOTEM qui ont construit respectivement des stades municipaux de Delvaux, Barumbu et Matete continuent en assurer l’entretien, malgré elles, jusqu’à l’épuration de leur dette par l’État congolais.
À en croire l’ancien secrétaire général aux Sports, Barthélémy Okito, la facture globale pour la construction de ces stades municipaux ( Matete, Barumbu, Delvaux et Bandalungwa) était estimée à 10 millions de dollars américains. Mais à ce jour, seuls les trois premiers stades sont opérationnels car celui de Bandalungwa est encore en chantier et qui demande au moins 5 millions USD pour finir tous les travaux.
Plusieurs visites d’inspection et des promesses des ministres des sports dont Lisanga Bonganga et Serge Nkonde n’ont rien changé sur le chantier du stade municipal de Bandalungwa où les herbes et autres ronces ont poussé suite à l’abandon des travaux par une entreprise italienne qui a mis la clé sous la paillasson.
L’Inspection Générale des Finances (IGF) est donc appelée à auditer sur ces stades municipaux et même sur les autres stades dont celui de Tata Raphaël où des grands travaux sont annoncés mais peu après rien n’est fait !
Pour jouer ces matchs de coupe d’Afrique des clubs, l’As V. Club de Kinshasa avait même sollicité la delocalisation de ces matchs à Brazzaville. Ce que la FECOFA a refusé.
Pour rappel, 20 équipes prendront part à cette nouvelle édition de la Linafoot, 16 de la fois dernière et 4 nouveaux clubs entre autres AC Kuya, Étoile du Kivu, US TSHINGUNGU et US PANDA B52 .
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Kananga : Micheline Ombae Kalama au CISM de Lukonga pour évaluer la prise en charge des victimes de VBG
En séjour de travail à Kananga, la ministre nationale du Genre, Famille et Enfants, Micheline Ombae Kalama, poursuit ses activités de terrain. Mardi 21 avril, elle s’est rendue au Centre intégré des services multisectoriels (CISM) installé à l’Hôpital général de référence de Lukonga, dans la commune de Lukonga, afin de se rendre compte du fonctionnement de cette structure dédiée à la prise en charge des victimes des violences basées sur le genre.

À son arrivée, la ministre et sa délégation ont été accueillies par le représentant du bourgmestre de Lukonga. Dans son mot de bienvenue, celui-ci a salué cette visite officielle et réaffirmé la détermination des autorités communales à lutter contre les violences sexuelles et les VBG, un phénomène qui continue de toucher de nombreuses familles.
Le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Lukonga a, pour sa part, présenté le Centre intégré des services multisectoriels. Il a expliqué le rôle joué par cette structure dans l’accompagnement des survivantes, notamment à travers les soins médicaux, l’appui psychosocial et l’orientation vers les services judiciaires.

La ministre a ensuite visité les différentes salles du centre. Elle a échangé avec le personnel soignant et les responsables du CISM, s’intéressant aux conditions de travail ainsi qu’aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des victimes.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la tournée qu’effectue la ministre à Kananga, avec un accent particulier sur les actions de lutte contre les violences basées sur le genre. À travers cette descente, elle entend évaluer les dispositifs existants et encourager les acteurs engagés sur le terrain à poursuivre leurs efforts.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
