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Stade des Martyrs : « Bilenge Ya Kinshasa » dénonce une manœuvre de diversion et exige des comptes
L’ASBL BILENGE YA KINSHASA sort de son silence. Dans un communiqué rendu public, l’organisation rejette vigoureusement les accusations portées par le comité sortant du Stade des Martyrs, qui tente de justifier les arriérés de primes des agents en invoquant une supposée insolvabilité de l’ASBL.

Or, les chiffres parlent d’eux-mêmes : le 28 mai 2025, BILENGE a versé un montant couvrant la période allant du 1er mai au 30 septembre 2025. Une enveloppe qui, selon l’organisation, équivaut à plus de 26 mois de primes pour les 137 agents officiellement recensés dans le cadre organique du stade, tel que défini au chapitre 60811 du Budget 2025.
« Les dix mois d’arriérés ne relèvent donc pas d’un défaut de financement de notre part, mais bien d’une mauvaise gestion interne. Il est temps que la vérité éclate », insiste le leadership de BILENGE Y’A KINSHASA.
Vandalisme organisé et instrumentalisation de la jeunesse

Dans un ton ferme, l’organisation dénonce également l’instrumentalisation de jeunes désœuvrés par des individus bien identifiés, dans l’objectif de sabotager ses installations et nuire à sa réputation. Face à ces actes de vandalisme, BILENGE décline toute responsabilité quant à la sécurité des équipements présents sur le site.
« Les auteurs de ces actes répondront devant la justice. Nous ne céderons ni à l’intimidation, ni aux manipulations », précise le communiqué.
Une main tendue aux agents et un retrait symbolique
Se disant solidaire des agents du Stade des Martyrs, victimes collatérales de cette crise, l’ASBL réaffirme sa volonté de payer les primes en souffrance, désormais prélevées à la source, dans l’optique d’un retour à la stabilité sociale sur le site.
Par ailleurs, dans un geste fort à portée symbolique, BILENGE annonce le retrait de ses bâches publicitaires du Stade des Martyrs, jusqu’au rétablissement d’un environnement de travail sécurisé. Elle appelle enfin le Ministère de tutelle à prendre ses responsabilités face à une situation qui menace aussi bien la paix sociale que l’image d’un site emblématique de la capitale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET