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Politique

Soupçon de détournement de 80 millions USD : Willy Ngopoos répond à Jean-Marc Kabund !

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La réponse de la Cellule de communication de l’ex-VPM des Infrastructures et Travaux publics, Willy Ngopoos, ne s’est pas faite attendre suite au risque d’un détournement de 80 millions de dollars dénoncé par le 1er Vice Président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund.

« Jean-Marc Kabund a donné des chiffres évasifs », a declaré
la cellule de communication de l’ex-VPM des ITP.

Selon elle, « le projet est évalué à 125 millions de dollars pour 300 bâtiments scolaires (avec équipements complets, matériels didactiques et accessoires) ».

« Le montage financier prévoit que l’entreprise exécute les travaux en 24 mois et qu’elle soit remboursée par le Trésor suivant un échéancier de 60 mois ».

« Le gouvernement a remboursé 12.600.000 dollars et l’investissement de l’entrepreneur estimé à plus de 40 millions de dollars ».

« Pour sécuriser les fonds, il y a un contrôle tridimensionnel dont EPST, ITP et BTC ».

« Ce contrat de gré à gré a été décidé au Conseil des ministres du 11 octobre 2019 présidé par le président Félix Tshisekedi lui-même ».

Pour rappel, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, a alerté sur une présumée tentative de détournement d’environs 80 millions de dollars américains à l’issue d’une tournée effectuée dans les différents chantiers où est prévu le projet de construction de 300 écoles.

Jean-Marc Kabund a dit qu’une somme de 12 millions de dollars a déjà été déboursée par le gouvernement mais c’est seulement 6 salles de classe qui sont déjà terminées dans un contrat où l’entrepreneur devrait financer les travaux à 40% que le gouvernement devait payer progressivement.

Pour lui, il est inconcevable que le gouvernement signe un contrat de gré à gré à la hauteur de 125 millions de dollars sans le conseil du bureau technique de contrôle.

Et d’ajouter : « […] Quand j’ai demandé leur expertise, tout calcul fait, ces 6 salles de classe avec leurs annexes, ne peuvent pas dépasser 170 000 dollars. L’État Congolais va perdre dans ce projet plus de 80 millions de dollars ».

Notons que dans ce dossier, l’ancien ministre des Infrastructures, Willy Ngoopos et l’ancien ministre des Finances, Sele Yalaghuli sont pointés selon Jean-Marc Kabund.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

Politique

Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka

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La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.

Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.

À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.

Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.

« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.

Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.

L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.

Mike Tyson Mukendi

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