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Actualité

Société civile : l’ACEDH salue la décision de la ministre des affaires foncières sur le litige foncier au Nord-Kivu

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La ministre des affaires foncières Acacia Bandubola a adressé une lettre ferme au Gouverneur du Nord-Kivu, exigeant le retrait immédiat de l’arrêté créant un lotissement provisoire de 550 hectares dans le groupement Basongora, territoire de Beni. Selon la ministre, les Gouverneurs provinciaux n’ont compétence que sur les terres rurales de 200 hectares ou moins, et les terres urbaines de 10 hectares ou moins.

La société civile environnementale dont l’ACEDH (Alerte Congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme), par bias de Maître Olivier Bahemuke Ndoole, a salué cette décision, y voyant « un rétablissement de l’ordre légal et de la bonne gouvernance foncière ». Un responsable a déclaré : « C’est l’espoir de la légalité et la victoire de la légalité contre l’illégalité. C’est aussi une victoire de la bonne gouvernance et de l’État de droit contre les mauvaises pratiques dans la gestion du foncier. »

En effet, la création de ce lotissement de 550 hectares par le Gouverneur Cirimwami est vivement critiquée par la société civile, qui y voit une « boucherie foncière » menaçant la sécurité d’usage des populations locales.

Ce nouveau conflit de compétences illustre les défis persistants en matière de gouvernance foncière en RDC, où les tensions autour de l’accès à la terre restent une source majeure d’instabilité. La société civile appelle le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur à rappeler aux Gouverneurs les limites légales de leurs pouvoirs en la matière.

Elle souhaite que la gestion foncière se conforme désormais aux bonnes pratiques, notamment en termes de transparence et de respect des enjeux climatiques. Cette décision de la ministre Bandubola semble être un pas dans la bonne direction.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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