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Situation des enseignants en RDC : Sama Lukonde annonce la création du FPEF

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La grève des enseignants du secteur public, sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo, commence à susciter des réflexions, dans le camp des décideurs.

Au cours de la vingt-cinquième réunion du Conseil des Ministres, tenue le vendredi 22 octobre 2021, le Premier Ministre a annoncé, la creation d’un établissement denommé  » Fonds de Promotion de l’Education et de la Formation « , FPEF en sigle.

Le décret portant création, organisation et fonctionnement de cette structure, sera signé dans les prochains jours.

Cet établissement, à en croire le ministre de la Communication et Médias, aura la mission de générer des ressources innovantes devant venir en appui au secteur de l’éducation.

Le Gouvernement, selon Patrick Muyaya, continue de s’employer pour une meilleure prise en charge du secteur de l’éducation.

Néanmoins, en dépit du fait que l’initiative soit louable pour trouver des solutions aux problèmes des enseignants, l’opinion s’interroge sur la nécessité et l’opportunité de créer une telle structure, en dehors du Fonds de Promotion de l’educucation nationale, FPEN, auquel le Gouvernement a assigné la même mission.

Créé par décret presidentiel n°06/015 du 23 mars 2006, le FPEN éprouve d’énormes difficultés pour fonctionner.

Son Directeur Général, Jacques Ngoma, cité dans un article de nos confrères de DESK.ECO, le 06 mars 2019, avait réclamé une taxe pour accompagner la gratuité de l’enseignement.

Il a déclaré que : < il faut des ressources additionnelles pour réaliser tous les projets du secteur de l’éducation >.

Aussi, avait-il poursuivi : < le Président de la République fait état aussi d’une bonne vision quand il parle de la gratuité de l’enseignement. Nous voulons porter à la connaissance de tous ceux qui l’entourent, que le pouvoir dispose d’un instrument de taille dans notre pays, c’est le Fonds de Promotion de l’éducation nationale, qui a la charge d’accompagner le Gouvernement dans la recherche des ressources additionnelles pour rendre effective, par exemple, la gratuité de l’enseignement >.

Malheureusement, cet appel n’a jamais été entendu par les autorités.

Avec la création prochaine du FPEF, nous assisterons à un dédoublement d’établissements publics ayant presqu’une même mission.

A ce propos, pouvons-nous nous interroger, pourquoi ne pas renforcer les capacités du FPEN pour accompagner la gratuité de l’enseignement primaire ? Quel sort reserve-t-on au FPEN ? Pourquoi ne pas transformer simplement FPEN en FPEF et lui doter des moyens nécessaires ?

Voilà autant de questions qui restent sans réponses. D’où, il y a lieu de dire qu’un mystère existe encore sur les vraies raisons qui ont prévalu à la création de cette nouvelle structure.

Dossier à suivre.

Jules KISEMA/Congoprofond.net.

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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real

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La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.

Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion

Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.

Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.

L’irruption fatale de militaires armés

C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.

Une escalade brutale et incompréhensible

La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.

Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.

4 balles pour une vie

Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.

Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.

Mort à l’arrivée à l’hôpital

Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.

Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.

Un crime qui interroge et scandalise

À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?

Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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