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RDC-Football : 240 écoles pour le Championnat Panafricain Interscolaire

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La République démocratique du Congo va organiser la première édition du championnat scolaire Panafricain. La présentation officielle de ce tournoi pilote  interscolaire RDC 2021-2022 a eu lieu ce samedi 23 octobre au siège de  la Fédération  congolaise de football association, en présence de la Secrétaire Général de la FIFA, Fatma Samba Diouf Samoura; du ministre des Sports et Loisirs, Serge Chembo Nkonde; du ministre de l’ESPT, Tony Mwaba; conseillere du chef de l’État en charge de la jeunesse qui a d’ailleurs salué l’implication de la FIFA dans la relance dudit tournoi ainsi que les membres du comité exécutif de la FECOFA.

Notons que ce projet pilote concerne 240 écoles de la RDC reparties en 4 Zones. A savoir :

▶zone sud: Mbuji Mayi, Kananga, Lubumbashi, Kalemie

▶zone nord: Mbandaka, Bunia, Kisangani

► zone est : Goma, Bukavu, Kindu, Beni

▶zone ouest : Kinshasa, Matadi, Bandundu

Pour la secrétaire général de la FIFA, à travers ce tournoi son institution tient à utiliser le football comme vecteur de l’épanouissement de la jeunesse.

Prenant la parole, le ministre des Sports et loisirs, Serge Nkonde, a quant à lui rassuré de l’implication personnelle du chef de l’État dans la réussite de ce tournoi.

Pour rappel, ce championnat scolaire panafricain dont la RDC porte le projet pilote est né de la volonté du président de la République Felix Antoine Tshisekedi et du numéro un de la FIFA Gianni Infatino.

Congoprofond.net

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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