Provinces
Séminaire-atelier à Butembo : CACUDEKI lance 2 projets fédérateurs pour la relance post-conflit à Lubero
Le Centre d’animation pour la culture et le développement de Kirumba (CACUDEKI) a tenu ce samedi 9 août 2025 à Butembo, au Nord-Kivu, un séminaire-atelier. Cette séance d’échanges, organisée dans une salle de réunion des sœurs orantes de l’Assomption à Kasongomi, a porté sur la conception d’un projet rentable et fédérateur de revenus dans un contexte post-conflit, en prenant pour cas le territoire de Lubero.
L’objectif affiché était de se rencontrer, d’échanger et de définir un projet permettant de renouer la confiance entre les populations, car, selon Matembela Saidi Katekema François d’Assise, coordonnateur de la CACUDEKI, « personne n’a confiance en personne » après le conflit.
Deux projets fédérateurs ont été retenus par les participants lors de ces assises : le premier est la construction d’une centrale hydroélectrique sur la chute de Muhomba, dans le territoire de Lubero, et le deuxième, l’aménagement du marécage de Kalevya pour une agriculture mécanisée.
« À l’issue de cet atelier, deux propositions de projets ont été retenues pour être finalisées. Le premier, qui a été choisi par deux groupes sur trois, est la construction d’une centrale hydroélectrique sur la chute de Muhomba, dans le groupement Itala, territoire de Lubero. Le deuxième projet concerne l’aménagement du marécage de Kalevya pour une agriculture mécanisée. Ces deux projets devront être approfondis, c’est-à-dire étudiés afin d’en vérifier la faisabilité, d’estimer les coûts, et d’évaluer leur potentiel de financement », a-t-il expliqué.
CACUDEKI tend ainsi la main à toute personne souhaitant investir dans les secteurs de l’énergie et de l’agriculture. Ces projets fédérateurs sont susceptibles de réunir plusieurs groupes d’intérêts durables, profitables aux générations présentes et futures, tout en générant des revenus.
Ce séminaire-atelier a rassemblé plusieurs personnalités, dont certaines autorités coutumières et administratives de Lubero et Butembo, ainsi que des acteurs de la société civile, des experts et autres intervenants.
Dalmond Ndungo / CONGPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
