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Haut-Katanga : Reconstruction ambitieuse du Lycée Tshondo après 2 incendies
Le gouvernement provincial du Haut-Katanga a présenté le projet de réhabilitation du Lycée Tshondo, frappé par deux incendies en 2024 et 2025. La maquette du plan de reconstruction de cette école catholique pour filles a été dévoilée ce lundi 11 août.
Ce projet prévoit la construction d’un nouveau bâtiment répondant aux standards modernes, comprenant notamment des salles de classe spacieuses pouvant accueillir 60 élèves, deux laboratoires, de nouveaux bureaux administratifs, un dispensaire, ainsi qu’une structure sanitaire à chaque niveau.
Concernant l’internat récemment endommagé, le projet prévoit l’érection d’au moins 42 chambres équipées chacune de quatre lits. L’objectif est de faire renaître de ses cendres cet établissement scolaire de plus de 70 ans d’existence et d’améliorer les conditions d’études des élèves filles.
Cette initiative fait suite à deux incendies ayant gravement touché le lycée. Le premier, causé par un court-circuit selon les autorités scolaires, s’est produit dans la soirée du 4 novembre 2024. Le second a eu lieu dans la nuit du 24 au 25 avril 2025, détruisant tous les biens des élèves internes.
Selon l’entreprise chargée du projet, les travaux s’étendront sur une période de 20 mois, au terme de laquelle les nouvelles infrastructures seront remises aux élèves.
Patient MBY, à Lubumbashi/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
