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Haut-Katanga : Reconstruction ambitieuse du Lycée Tshondo après 2 incendies
Le gouvernement provincial du Haut-Katanga a présenté le projet de réhabilitation du Lycée Tshondo, frappé par deux incendies en 2024 et 2025. La maquette du plan de reconstruction de cette école catholique pour filles a été dévoilée ce lundi 11 août.
Ce projet prévoit la construction d’un nouveau bâtiment répondant aux standards modernes, comprenant notamment des salles de classe spacieuses pouvant accueillir 60 élèves, deux laboratoires, de nouveaux bureaux administratifs, un dispensaire, ainsi qu’une structure sanitaire à chaque niveau.
Concernant l’internat récemment endommagé, le projet prévoit l’érection d’au moins 42 chambres équipées chacune de quatre lits. L’objectif est de faire renaître de ses cendres cet établissement scolaire de plus de 70 ans d’existence et d’améliorer les conditions d’études des élèves filles.
Cette initiative fait suite à deux incendies ayant gravement touché le lycée. Le premier, causé par un court-circuit selon les autorités scolaires, s’est produit dans la soirée du 4 novembre 2024. Le second a eu lieu dans la nuit du 24 au 25 avril 2025, détruisant tous les biens des élèves internes.
Selon l’entreprise chargée du projet, les travaux s’étendront sur une période de 20 mois, au terme de laquelle les nouvelles infrastructures seront remises aux élèves.
Patient MBY, à Lubumbashi/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
