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Sandrine Tshiamala formelle : « L’avenir de nos enfants, c’est le Numérique ! »

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Elle est dans le lot des personnalités qui font avancer la Tech en RDC. Fondatrice de l’entreprise « KOLESHA », Sandrine Tshiamala Molamba forme les jeunes de 7 à 17 ans à la programmation et la robotique. A travers la structure « Play & Code Academy R.D.C », elle s’est assignée la mission d’immerger les jeunes congolais dans le monde de la robotique et des nouvelles technologies. A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, CONGOPROFOND.NET est allé à sa rencontre afin de cerner les contours de sa vision en faveur de l’éducation des jeunes. Interview.

CONGOPROFOND.NET : Pouvez-vous nous expliquer ce que c’est « Play & Code Academy RDC »?

Sandrine Tshiamala : « Play & Code Academy RDC » est un centre de robotique et coding pour enfants mis en place par KOLESHA SARLU, une entreprise dans le secteur de l’éducation en RDC. « Play & Code Academy » offre des ateliers de programmation et de robotique aux enfants de 07 à 17 ans inscrits dans son centre situé à SILIKIN VILLAGE à Kinshasa ainsi que ceux des écoles primaires et secondaires partenaires.

Que faites vous exactement ?

Sandrine Tshiamala : Avec « Play & Code Academy RDC », nous faisons exactement quatre choses :

1°) Nous donnons aux enfants les compétences dont ils ont besoin pour l’avenir; l’avenir, c’est le numérique ! l’avenir ce sont les STEAMs (Sciences, Technologies, Ingéniérie, Arts et Mathématique). Et la robotique et le Coding est un excellent moyen pour s’y préparer.

2°) Nous essayons de donner aux enfants congolais une formation de qualité adaptée au 21ème siècle et au standard international.

3°) Nous organisons des stages tech des vacances au bénéfice des enfants, des kids days pour les enfants des employés des entreprises, des anniversaires pour les particuliers, des sorties scolaires, etc.

4°) Nous organisons des compétitions nationales de robotique et coding pour stimuler l’intérêt des enfants et du public congolais à la robotique et au coding. Nous faisons participer aussi des enfants congolais champions de la RDC aux compétitions internationales de robotique auxquelles nous avons l’exclusivité pour la RDC. Il s’agit de la FIRST LEGO League (FLL) et de la World Robot Olympiad (WRO)

Quels sont les objectifs de votre entreprise à court et à long terme ?

Sandrine Tshiamala : A court terme, nous voulons lancer notre projet pilote « DRC Kids can code » dans les différentes provinces de la RDC, formation destinée aux élèves des écoles publics et privées. A moyen et long terme, nous voulons donner à tous les enfants congolais les compétences numériques dont ils ont besoin pour leur avenir et pour un développement économique durable de la RDC en incluant le programme de programmation et robotique dans le curriculum national au niveau primaire et secondaire.

Quelles sont les difficultés rencontrées par « Play & Code Academy RDC » dans son travail jusqu’à présent ?

Sandrine Tshiamala : D’abord, la compréhension. Dans un domaine qui est nouveau dans le milieu éducatif, nous avons du mal à nous faire comprendre. Ensuite, nous avons des difficultés financières de logistique pour atteindre et impacter le plus d’enfants possible.

Quel soutien votre entreprise aurait-elle besoin du gouvernement, des entreprises et organisations évoluant dans le domaine de l’éducation pour réussir à atteindre ses objectifs ?

Sandrine Tshiamala : Au jour d’aujourd’hui, nous n’avons pas encore de soutien mais nous avons des dossiers en cours d’étude auprès du gouvernement Congolais (notamment le ministère du numérique et de l’EPST) et quelques contacts avec certaines entreprises. Nous espérons que ces processus vont aboutir. Nous avons besoin de l’appui du gouvernement pour nous aider à vulgariser notre programme dans les écoles publics

Comment votre entreprise collabore-t-elle avec d’autres acteurs de l’éducation pour améliorer l’apprentissage des enfants en République Démocratique du Congo ?

Sandrine Tshiamala : Pour l’instant, nos ateliers parascolaires avec certaines écoles privées nous permettent de former un peu plus d’enfants (merci aux écoles qui nous font confiance). Il y a aussi la Semaine des Sciences et Technologies où nous sommes partenaires pour la dixième édition qui aura lieu cette année 2023.

Quels sont les projets futurs de « Play & Code Academy RDC » pour développer son impact dans la société congolaise et africaine en général ?

Sandrine Tshiamala : Alors, KOLESHA SARLU, dans sa branche Play & Code Academy RDC lance 3 projets majeurs pour cette année 2023, hormis les autres projets associés :

– Le Binti Club, qui est un club des filles de toute la République Démocratique du Congo ayant l’âge compris entre 07 et 17 ans, et qui a pour objectif de susciter plus d’intérêt de la jeune fille congolaise dans le domaine technologique faiblement représenté par les femmes; Ce projet sera lancé ce mois de mars, mois de la femme.

– DRC Kids can code, est un autre projet d’envergure nationale qui consiste à emmener la robotique et le Coding dans toutes les écoles tant publiques que privées de la RDC. Le projet pilote se veut être lancé au cours de l’année scolaire 2023-2024 et va concerner quelques écoles des différentes provinces.

– Enfin, la Compétition nationale de robotique. Cette année, nous projetons d’organiser une compétition nationale FIRST LEGO League en fin de l’année qui va faire compétir les équipes en provenances des écoles kinoises ayant souscrit.

Notez que l’équipe championne sera éligible pour participer à la compétition internationale FIRST LEGO League 2024.

Comment envisagez-vous la collaboration avec les entreprises et organisations évoluant dans le domaine de l’éducation pour soutenir la mission de votre entreprise ?

Sandrine Tshiamala : Nous sommes très ouverts aux collaborations avec toutes les entreprises qui le souhaitent car nous sommes persuader qu’ensemble on peut faire des grandes choses pour notre nation. Notre nation a besoin d’une population bien formée pour affronter les différents défis d’aujourd’hui et de l’avenir.

Comment voyez-vous le rôle de la technologie dans l’éducation en République Démocratique du Congo ?

Sandrine Tshiamala : Le monde d’aujourd’hui est dirigée par ceux qui ont la technologie de pointe. Un pays qui veut avoir une place de choix dans le concert des nations doit justifier d’un savoir technologique et c’est de cela que notre pays a notamment besoin. Tous les domaines de la vie d’une nation sont grandement concernés.

Comment encouragez-vous les jeunes à s’intéresser aux sciences et technologies de l’information et de la communication (TIC) ?

Sandrine Tshiamala : Pour ce qui nous concerne, nous organisons des ateliers découvertes, ateliers qui leurs permettent d’avoir une vue générale sur le monde technologique. Nous utilisons des exemples basés sur l’expérience de la vie réelle et de notre environnement pour susciter leur intérêt sur les enjeux et les défis constatés. Nous avons enfin lancé Binti Club, afin que les jeunes filles soient informées et influencées d’autres filles qui ont réussi dans le domaine et qu’elles se partagent de l’expérience.

Quel message souhaitez-vous adresser aux partenaires potentiels et à la communauté éducative en général pour les impliquer dans votre mission de promouvoir l’éducation et les TIC en RDC ?

Sandrine Tshiamala : Venez soutenir et investir dans l’éducation de nos enfants et ensemble donnons leur les mêmes chances que leurs homologues d’autres cieux à être utiles, compétitifs et surtout un lévier du développement de notre pays. Contactez-nous !

Propos recueillis par Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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