Economie
SADC : Kinshasa accueille la 6ème Semaine annuelle de l’industrialisation
C’est au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le lundi 1er août 2022, dans la capitale Kinshasa, au Pullman Hôtel à la Gombe, que l’annonce relative de la 6ème Semaine de l’industrialisation de la SADC(SIW), a été faite devant la presse.
A en croire les organisateurs de ces assises qui l’ont fait savoir devant les médias, cette sixième semaine annuelle de l’industrialisation de la SADC va se tenir en marge du 42ème Sommet ordinaire des chefs d’états et des gouvernements de la SADC prévue au 17au 18 août 2022 à Kinshasa, sous les auspices du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Y ont pris part :Julien Paluku Kahongya, ministre de l’Industrie et son collègue de l’Intégration régionale Didier Manzenga, le secrétaire exécutif adjoint de la SADC aux affaires coopératives ainsi que le directeur de développement. L’objectif de cet échange avec la presse était de sensibiliser sur cette semaine annuelle de l’industrialisation de la SADC qui s’ouvre et aussi de démontrer la stratégie d’industrialisation et la feuille de route de la SADC 2015-2063 et des objectifs de la SIW 2022. Ces assises vont se tenir au Palais du peuple, siège du parlement situé dans la commune de Lingwala.
Il s’agit d’une plate-forme annuelle d’engagement à la fois public-privé avec comme unique objectif de promouvoir des nouvelles opportunités pour le commerce intra-africain pour développer des chaines des valeurs transfrontalières et aussi pour mieux identifier des opportunités d’investissements en Afrique australe. Il sied de relever que cette activité se tient chaque année et réunit les différentes attentes du secteur privé, des décideurs régionaux et mondiaux, des institutions de financement de développement, des fonctionnaires de la SADC, des donateurs, des membres de la société-civile et des industriels en vue de mieux identifier des opportunités diverses dans ce secteur ainsi que les différents obstacles qui freinent le développement de ce secteur au niveau de l’échelle continentale.
Pour ce qui est du principal thème retenu dans le cadre de cette sixième édition de la Semaine de l’industrialisation de la SADC(SIW), prévue dans la capitale Kinshasa en RD Congo, est : « Promouvoir l’industrialisation par le biais de l’agro-traitement, à travers des minéraux et des chaines de valeur régionales en vue de développer des chaines de valeurs régionales pour une croissance économique à la fois inclusive et surtout résiliente ».
Toutefois, il faut noter que le choix de ses assises de la SIW2022 à Kinshasa n’est pas du tout un hasard car il y a sous peu le gouvernement de la RDC, par le biais de son ministre de l’industrie Julien Paluku Kahongya, venait de lancer il y a quelques mois le développement des chaines de valeurs de batteries électriques grâce à ses minerais vert. Hormis cette principale initiative, il y a lieu également d’ajouter plusieurs autres qui sont mises en place par le gouvernement dans le cadre de la gestion des ressources naturelles, le développement de la transition énergétique par le développement de la chaine de valeurs des batteries électriques en RDC et replacer la RDC comme non seulement un pays solution mais surtout, comme étant la meilleure destination des investissements dans ce secteur. D’où, il y a lieu de citer parmi les initiatives prises pour mieux favoriser le développement de ce secteur l’on note entre autre : la mise en œuvre d’un plan directeur d’industrialisation de la RDC pour le développement des zones économiques spéciales dans le corridor Est, la mise en place des stratégies visant le financement des projets industriels à impact socio-économique à court terme et des garantie financière au profit des porteurs de projets sous l’égide du comité de pilotage national, etc.
Notons que plusieurs panels d’experts seront prévus, des expositions, des visites des quelques unités de productions par les invités et une descente de terrain au niveau de la zone économique spéciale de Maluku, etc.
Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Audits favorables et résultats à l’appui à la CFEF: La défense d’Alain Lungungu contre-attaque
À peine publiée, la décision du ministre des Finances suspendant à titre conservatoire le coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Financements en faveur des États fragiles ( CFEF), Alain Lungungu Kisoso, fait déjà l’objet d’un recours formel. Dans une correspondance adressée aux autorités compétentes, ses conseils juridiques dénoncent une mesure « entachée d’irrégularités graves ».
Pris le 13 avril 2026, l’arrêté est accusé de reposer sur des griefs non étayés et de violer les principes fondamentaux du droit administratif. « Cette décision met en cause notre client sans qu’il n’ait jamais été entendu ni informé des accusations portées contre lui », fustige la défense.

Le principe du contradictoire au cœur de la contestation
L’un des principaux axes du recours repose sur la violation du principe du contradictoire. Selon les avocats, Alain Lungungu n’aurait reçu aucune notification préalable lui permettant de préparer sa défense.
Un manquement qui constituerait, à leurs yeux, une atteinte directe aux droits fondamentaux garantis par la Constitution et les lois de la République. « Les droits de la défense ne sont pas une option, mais une obligation dans tout État de droit », martèlent-ils.
Des accusations jugées infondées par la défense
Sur le fond, les conseils d’Alain Lungungu rejettent l’ensemble des accusations ayant conduit à sa suspension. Le dossier lié au projet PDL-145T, présenté comme un élément déclencheur, aurait été classé sans suite par la justice faute de preuves.
Concernant les soupçons de détournement, ils évoquent des audits réguliers ayant certifié la gestion de la CFEF sans la moindre réserve, remettant ainsi en cause la solidité des griefs avancés.
Une gestion financière validée par des audits indépendants

Les éléments produits dans le recours mettent en avant une gestion jugée conforme aux normes en vigueur. Selon la défense, les contrôles effectués par des institutions compétentes n’ont relevé aucune anomalie majeure.
« Tous les flux ont été retracés, certifiés et jugés conformes », assurent les avocats. Les rapports d’audit, notamment ceux réalisés par des cabinets indépendants et la Cour des comptes, auraient été validés sans réserve par les bailleurs de fonds.
Le programme PDL-145T au centre des tensions
Le programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) apparaît comme le nœud du litige. Si des retards dans l’exécution des travaux sont reconnus, la responsabilité directe du coordonnateur est contestée.
La défense attribue ces dysfonctionnements aux entreprises contractantes ainsi qu’à des contraintes logistiques majeures, notamment l’enclavement de certaines zones et les difficultés sécuritaires sur le terrain.
Des performances mises en avant pour relativiser les griefs

Les résultats enregistrés dans le cadre du PDL-145T sont également invoqués pour appuyer la défense d’Alain Lungungu. Au 31 mars 2026, 386 ouvrages sur les 635 prévus ont été réceptionnés, soit un taux d’exécution de 60,8 %.
Ces réalisations comprennent 233 écoles primaires, 116 centres de santé et 37 bâtiments administratifs, tandis que 92 autres infrastructures seraient en phase de finition.
Selon des sources proches du dossier, ces performances sont jugées globalement satisfaisantes au regard du contexte opérationnel difficile. Elles sont présentées comme un argument supplémentaire en faveur du caractère contestable des accusations ayant conduit à la suspension.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
