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Sa Majesté Mfumu Difima formel:  » Godefroid Munongo a démissionné de la présidence de l’ANATC il y a 4 ans ! »

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Sur invitation président intérimaire Ngandoli Musoni, des chefs coutumiers, membres de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo( ANATC), se sont réunis ce vendredi 14 décembre 2018 à Limete 1ère Rue pour discuter et, surtout, mettre fin à l’imbroglio qui règne au sein de leur organisation.  » Nous avions ténu à informer tous les chefs que nous avions été saisi en juillet 2018 de la démission de Sa Majesté Mwami Munongo Mwenda Bantu à travers le message qu’il avait adressé au directeur de cabinet du chef de l’État. Un message dont une copie était réservée au président intérimaire et d’autres vice-présidents. Nous en avons pris acte », a fait savoir à la presse Sa Majesté Mfumu Difima à l’issue de cette rencontre.

 » Nous considérons que les sages qui ont plus de 70 ans avait effectivement décidé de prendre acte de cette décision qui ne faisait pas appel à une asemblee générale. l’intérim a été donné au chef Nzofu Shamanjila qui, à son tour, l’a passé au chef Ngandoli qui est le grand chef vice-président en charge de Kinshasa qu’on a présenté dans la salle à tous les chefs. C’est lui qui va nous conduire jusqu’à l’assemblée générale… », a déclaré le roi kongo.

Notons qu’au cours de leurs discussions, Mfumu Difima a expliqué à l’assistance qu’il y a eu beaucoup de promesses faites à l’Alliance, mais qui ne se sont pas réalisées à cause d’un leadership déficitaire.  » Nous avons fait une évaluation sur ce que nous avons obtenu par rapport à la loi foncière, à la loi sur les chefs coutumiers, etc. Cela devrait nous aider à asseoir l’autorité traditionnelle. Éventuellement, nous avons aussi invité les chefs à ne pas entrer dans les polémiques politiques qui tournent en ce moment autour du processus électoral. Tout en félicitant tous les candidats, en commençant par le Dauphin et tous les autres candidats, notre organisation a plaidé pour que tous puissent apporter la paix et fassent bien leurs campagnes. Nous rappelons aux Congolais que la RDC reste le siège du Très-Haut et des ancêtres. Et que seule la volonté des ancêtres et du Dieu du Congo va se réaliser. Il ne faut pas qu’on tue le Congo, parce que le processus électoral est perturbé ou parce que les choses avancent ou pas. Il faut qu’on comprenne qu’on d’abord protéger ce pays, c’est ce dont on a besoin », a martelé le secrétaire général de l’ANATC.

Enfin, au chef de l’État, Joseph Kabila, les chefs coutumiers l’ont invité à organiser la 4eme conférence des autorités traditionnelles afin que le pouvoir qui lui a été donné le 20 décembre 2011 puisse être également restitué aux chefs coutumiers afin qu’il soit donné, selon sa volonté ou soit selon le processus qui l’établit, conformément à ce que nous appelons processus coutumier, à son successeur. Nous ne voulons pas mélanger le régime politique au régime coutumier. Le régime politique fait son processus électoral, le régime coutumier attend son processus. Les deux vont de paire. Autant que le chef de l’État, en tant que première institution de la République, est également première institution coutumière qui a bénéficié d’un pouvoir qu’il gère, jusqu’à nouvel ordre, il en constitue le garant », a conclu Mfumu Difima.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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