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Rutshuru : La Société Civile alerte sur un « génocide en cours » et interpelle la justice internationale

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La Société Civile du territoire de Rutshuru a lancé, ce jeudi 25 septembre 2025 à Beni, un cri d’alarme face aux exactions commises par le M23/AFC et ses alliés dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration solennelle, elle estime que ces crimes « portent les caractéristiques d’un génocide en cours » et appelle à une action urgente de la justice internationale.

Rappelant que ces atrocités s’inscrivent dans la continuité des crimes documentés depuis près de trois décennies, la Société Civile souligne que « ces violations, qui s’ajoutent à celles recensées par le Rapport Mapping des Nations Unies de 1996, confirment l’existence d’un génocide en cours ». Elle dénonce la multiplication des massacres, viols et déplacements massifs, autant d’atteintes graves aux droits humains.

Dans son communiqué, elle interpelle directement les grandes instances internationales, exhortant « l’ONU, l’Union africaine, l’Union européenne et la Cour pénale internationale à reconnaître officiellement ce génocide et à engager des poursuites contre ses auteurs ».

La société civile de Rutshuru s’aligne par ailleurs sur les prises de position du Haut-Commissaire aux droits de l’homme et d’Amnesty International, qui réclament justice et réparations pour les victimes. Elle appelle également les ONG de défense des droits humains à poursuivre la documentation des crimes et à maintenir la pression sur la communauté internationale.

Enfin, elle réaffirme sa détermination à défendre la dignité humaine et à être la voix des victimes oubliées de l’Est congolais.

Franck Kaky / CONCOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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