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Société

RDC : Plus de 6,6 millions de personnes assistées, mais la crise humanitaire reste sous-financée

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Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies en République Démocratique du Congo (OCHA RDC) a publié le 18 septembre dernier le tableau de frontière humanitaire du mois de juillet 2025. De ce tableau de frontière, plus de 6,6 millions de personnes ont reçu une assistance humanitaire au moins une fois en République démocratique du Congo. Ce chiffre représente 60,5 % de la cible totale et 84,8 % de la cible priorisée, selon les dernières données humanitaires de cette organisation humanitaire.

Selon ledit tableau, les secteurs ayant atteint les taux de couverture les plus élevés sont la protection, la sécurité alimentaire et la gestion des camps et des sites. Les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri, particulièrement affectées par les déplacements massifs de populations, concentrent l’essentiel de la réponse humanitaire.

Malgré ces taux de couverture, le financement de la réponse humanitaire reste critique. Seulement 14,9 % des 2,54 milliards USD requis ont été reçus au 31 juillet 2025. Une situation qui limite fortement la capacité des partenaires à répondre aux besoins les plus urgents.

Des obstacles persistants

Au-delà de ces réalisations, plusieurs contraintes majeures freinent sur terrain la réponse humanitaire. Parmi elles, il y a l’’insécurité persistante qui empêche l’accès humanitaire dans certaines zones de l’Ituri et du Nord-Kivu, le manque de financement, réduisant la portée des interventions, les infrastructures dégradées, notamment les routes, qui retardent la livraison de l’aide, les ruptures de stocks et difficultés logistiques compromettant la continuité des programmes ainsi que les frais informels et obstacles administratifs entravant les transferts monétaires et certaines opérations de terrain.

Face à une crise qui s’aggrave, les acteurs humanitaires appellent à un renforcement urgent du financement et à une amélioration de l’accès humanitaire afin de protéger les communautés vulnérables et répondre efficacement à leurs besoins essentiels.

La République démocratique du Congo fait face à une situation complexe en matière de déplacements internes, marquée par une diversité de causes et de conséquences. Dans les provinces de l’Est, les conflits armés et l’insécurité demeurent les principaux moteurs de déplacements massifs et prolongés. Parallèlement, d’autres régions du pays sont également affectées par des crises liées aux violences, à l’instabilité ou encore à des catastrophes naturelles telles que les inondations et les glissements de terrain. Comprendre la dynamique des déplacements à l’échelle nationale est indispensable tant pour orienter efficacement l’assistance humanitaire immédiate que pour mobiliser un éventail plus large d’acteurs autour de solutions durables à long terme.

Nestor Max LUTUMBA

À la Une

Jeux d’argent en RDC : Le ministère des Finances lance la grande réforme de la régulation du secteur

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Le gouvernement congolais franchit une étape décisive dans la modernisation du secteur des jeux d’argent. Sous l’impulsion du ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a engagé un vaste processus de réforme destiné à assainir et structurer un secteur en pleine expansion.

C’est dans cette dynamique que le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, a présidé une importante réunion avec les opérateurs du secteur au Centre financier de Kinshasa. Cette rencontre marque le lancement d’une série d’activités visant à mettre en place un cadre moderne de régulation, conforme aux standards internationaux.

Un partenariat entre l’État et les opérateurs

Dans son allocution, Dieudonné Ntumba a insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés afin de garantir une concurrence loyale et de prévenir les dérives liées à la criminalité financière.

« Le rôle de l’État n’est pas d’empêcher les activités économiques, mais de les encadrer », a-t-il déclaré, rappelant que cette démarche s’inscrit dans la vision du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka visant à moderniser l’économie nationale tout en protégeant les populations vulnérables.

Une plateforme numérique pour contrôler les flux financiers

Parmi les mesures phares annoncées figure la mise en place d’une plateforme centralisée de régulation. Cet outil permettra aux autorités de suivre en temps réel les transactions et les mouvements financiers générés par les opérateurs de jeux.

L’objectif est double : renforcer la transparence du secteur et optimiser la mobilisation des recettes publiques. Les opérateurs ont ainsi été invités à intégrer leurs systèmes à cette nouvelle infrastructure technologique.

Vers un nouveau cadre légal

La réforme s’accompagne également d’une évolution du cadre juridique. Un projet de loi sur la régulation des jeux d’argent est actuellement examiné au Parlement. Ce texte ambitionne de remplacer les dispositions héritées de l’époque coloniale par une législation moderne adaptée aux réalités actuelles du marché.

En attendant son adoption, la Cellule de surveillance poursuit la mise en œuvre des mécanismes de contrôle et d’encadrement destinés à préparer le secteur à cette transition.

Un soutien des acteurs du secteur

Les opérateurs présents à la réunion ont salué l’initiative du ministère des Finances. Responsable commercial et marketing de PixLab RDC, l’un des participants a estimé qu’un environnement mieux réglementé permettra aux entreprises d’exercer leurs activités dans un climat plus sécurisé et plus prévisible.

À l’issue des échanges, Dieudonné Ntumba a réaffirmé la volonté du ministère des Finances de maintenir un dialogue permanent avec les opérateurs afin d’assurer une mise en œuvre harmonieuse de cette réforme stratégique pour l’économie nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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