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Rougeole à Kinshasa : 194 cas suspects, 1 décès, 93 investigués, 20 cas positifs confirmés !
Liza NEMBALEMBA, ministre provinciale de la Santé publique, hygiène et prévention, a annoncé ce lundi 4 octobre 2021, la survenance officielle de l’épidémie de rougeole dans la ville province de Kinshasa. À travers la capitale, les zones de santé de Kingabwa, Police, Nsele et Masina II sont affectées par l’épidémie.
‹‹Environ 194 cas suspects de rougeole ont été notifiés dont 1 décès, soit 0,51% de létalité, parmi lesquels 93 cas ont été investigués et prélevés, confirmant 20 cas positifs, soit 22%››, renseigne Liza NEMBALEMBA dans son allocution.
Dans son adresse aux Kinoises et Kinois, la ministre provinciale de la Santé rappelle que ‹‹la rougeole est une maladie virale très contagieuse et grave qui touche les enfants, et surtout ceux qui n’ont pas reçu le vaccin protecteur contre cette maladie››.
Selon les données épidémiologiques de la première à la 38ème semaine 2021, la ville province de Kinshasa a enregistré des cas suspects de rougeole, mais le nombre de cas a augmenté brutalement à partir de la 34ème semaine.
Prenant en compte l’ampleur actuelle de la maladie, l’inter connectivité des zones de santé de la ville de Kinshasa avec d’autres provinces, le rapport entre cette épidémie et la malnutrition chronique qui sévit dans la ville a une prévalence de 43%. D’où, la nécessité de prendre des mesures appropriées.
Ainsi, pour faire face à cette épidémie à laquelle le gouvernement provincial déclare la guerre, les mesures choc prises par la ministre provinciale de la santé publique constituent à :
1) Renforcer les activités de surveillance épidémiologique sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa ;
2) Organiser des campagnes de vaccination de masse contre la rougeole, ciblant les enfants de 6 mois à 14 ans dans les zones de santé touchées et les zones de santé voisines ;
3) Améliorer la prise en charge médicale gratuite de tous les cas de rougeole au niveau des structures de la ville ;
4) Améliorer l’état nutritionnel des enfants par la supplémentation en Vitamine A et nutriments et
5) Renforcer la sensibilisation de la population quand à la lutte contre l’expansion de la maladie.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
