Politique
Réveil politique dans la Tshopo : L’appel à la dignité et à l’intégrité de Matheus Kanga Londimo
Dans un discours d’installation percutant, Matheus Kanga Londimo, le nouveau président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, a mis en lumière les manœuvres sournoises de certains prétendants sénateurs visant à saper l’intégrité des institutions provinciales.
L’appel ferme de Londimo à l’endroit de ces prétendants, mettant en garde contre les tentatives de manipulation et d’enrichissement illicite, résonne comme un avertissement clair : l’heure de la tromperie et de la corruption est révolue.
En appelant à la dignité, à l’intégrité et au service du peuple, Londimo défend une vision politique fondée sur les valeurs et le dévouement. Son message résonne comme un appel à l’action pour une gouvernance transparente et responsable dans la droite ligne de la vision imposée par le Grand Chef Constant Lungagbe, loin des intérêts personnels et des pratiques douteuses du passé.
Dans un contexte où la province de la Tshopo s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son histoire politique, les paroles de Matheus Kanga Londimo résonnent comme un rappel crucial de l’importance de servir avec honneur et engagement, au service du bien-être de tous les citoyens de la Tshopo, loin des calculs affairistes de la nébuleuse Grande Orientale.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
