Coopération
Électricité en RDC : Le réseau « Mwangaza » appelle à la réforme de la loi afin d’éliminer les obstacles et promouvoir les énergies renouvelables
Le vendredi 28 février 2025, dans la commune de la Gombe, un atelier s’est tenu à l’hôtel Memling, réunissant des acteurs clés du secteur de l’électricité en République Démocratique du Congo (RDC). Organisé par le réseau Mwangaza, en collaboration avec ACERD asbl et le GTERD, cet événement visait à aborder les insuffisances de la loi n°011/2014 qui régit le secteur, notamment en ce qui concerne l’intégration des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.
Cet atelier a été l’occasion pour les participants de partager leurs préoccupations concernant l’ordonnance-loi promulguée le 5 février 2024, qui a été adoptée sans consultation préalable des parties prenantes. Le réseau Mwangaza a exprimé son désaccord avec cette loi, soulignant que les réformes doivent impérativement inclure la voix de toutes les parties concernées pour être réellement efficaces.
Les discussions ont permis de recueillir des observations sur les textes proposés et d’identifier des points de divergence. Les participants ont convenu de l’importance d’élaborer une note de plaidoyer consensuelle qui pourra être présentée aux autorités compétentes. L’atelier a également mis en lumière la nécessité d’une coordination renforcée des actions de plaidoyer pour garantir un impact significatif sur la réforme du secteur.
En conclusion, les acteurs du secteur ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour une réforme inclusive et participative, essentielle pour assurer un accès équitable à l’électricité pour tous les Congolais. L’atelier a marqué une étape cruciale dans la lutte pour des politiques énergétiques plus justes et durables en RDC.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kinshasa : Rémi Maréchaux annonce la 9e Semaine française avec un accent sur le numérique, les transports et l’énergie
Au cours d’une conférence de presse ténue ce jeudi 9 avril, à Pullman Hôtel dans la commune de Gombe, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a annoncé la ténue de la 9ème semaine française de Kinshasa, annonçant des priorités communes entre les deux pays pour les 4 prochaines années dans les secteurs stratégiques de croissance, notamment les mines et ressources naturelles naturelles, l’énergie et transition énergétique, ville durable et infrastructures, logistique et nouvelles voies de communication, numérique et innovation technologique, environnement et économie verte.

Ce rendez-vous économique annuel de référence entre les deux pays, organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-congolaise (CCIF), en partenariat avec l’Ambassade de France RDC, se tiendra du 22 au 24 avril prochains autour du thème : « RDC-France : perspectives partagées ». Elle entend favoriser les synergies entre le secteur privé, les institutions et les investisseurs internationaux. Elle contribue activement au développement de partenariats durables et structurants.
Aux côtés de Bertrand Bisengumana, président de la CCI Franco-congolaise et de Rachel Pungu, Directrice générale de l’ANAPI, Rémi Maréchaux a rappelé qu’avec le gouvernement congolais, « nous avons signé il y a deux mois, un accord qui définit les priorités communes pour les quatre prochaines années dans les secteurs qui seront évoqués dans la SFK 2026 », précisant que « l’Agence Française de Développement a signé avec la RDC l’année dernière un prêt de 100 millions d’euros qui vient compléter un financement à la Banque mondiale pour offrir à 30 millions de Congolais un accès à Internet ».

Il a également évoqué le secteur des transports qui selon lui constitue un frein au développement de l’activité linéaire, de la croissance économique et agricole. « Il faut que les agriculteurs aient accès au marché, aient accès aux villes », a-t-il souhaité, faisant savoir que ce rendez-nous propose un programme complet de conférences plénières, ateliers sectoriels, rencontrées B2B et B2G, permettant aux participants de rencontrer des décideurs publics et privés, découvrir les innovations et expertises françaises adaptées aux contextes congolais et développer leur réseau avec d’autres entreprises.
Exaucé Kaya et Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
