Analyses et points de vue
Repenser les fondations d’une nation : Un regard critique sur les politiques en RDC
Dans un monde en constante évolution, les notions de bien et de mal, de vérité et d’unité semblent de plus en plus floues, remettant en question les valeurs sur lesquelles reposent nos existences. En RD Congo, ce questionnement est exacerbé par un contexte politique complexe marqué par des luttes de pouvoir incessantes et des intérêts divergents.
L’abandon de ces valeurs traditionnelles soulève des interrogations profondes sur la nature même du leadership politique en République Démocratique du Congo. Les politiciens, souvent perçus comme des figures d’autorité censées incarner le bien et la vérité, se retrouvent parfois pris au piège de leurs propres ambitions et intérêts personnels.
Cette quête de pouvoir et de contrôle les amène parfois à sacrifier l’intérêt commun au profit de stratégies politiques à court terme. D’aucuns s’emploient à faire de leur jeunesse un instrument pour intégrer les cercles du pouvoir dans le but de s’enrichir. Et une fois cette quête effrénée atteint son objectif, ils usent de cette richesse mal acquise pour rajeunir.
Face à cette réalité, il est impératif de repenser les fondations sur lesquelles reposent nos attentes envers nos dirigeants politiques. Plutôt que de chercher des héros infaillibles, il est peut-être temps d’accepter l’humanité de nos leaders et de reconnaître que la perfection n’est pas une condition préalable à un leadership efficace.
Le dépassement de soi ne devrait pas être interprété comme une quête de pouvoir personnel, mais comme un engagement envers le bien commun et la vérité. Les politiciens en RD Congo doivent être prêts à remettre en question les normes établies et à explorer de nouvelles voies pour surmonter les défis auxquels leur pays est confronté.
La redéfinition des valeurs politiques en RDC exige un examen attentif de ce que signifie réellement le bien, le mal, la vérité, l’unité et le dépassement de soi dans un contexte en constante évolution. Il est temps de briser les conventions établies et d’adopter une approche plus nuancée et inclusive du leadership politique pour répondre aux besoins et aux aspirations du peuple congolais.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
