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Analyses et points de vue

Quand les autorités parlent plus qu’elles ne prouvent : la rhétorique des discours officiels

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Dans une société où les autorités se targuent souvent de proposer des théories, colloques, conférences, ateliers et débats pour discuter de sujets sensibles, il est légitime de se demander si ces discours ont un réel impact sur l’exercice de leurs fonctions. Que demande réellement le peuple ? C’est la matérialisation de tous ces discours mielleux.

Cette propension des autorités congolaises à parler plus qu’elles ne prouvent sur le terrain soulève des questions sur la crédibilité et l’efficacité de leurs actions. Les discours officiels des autorités peuvent parfois sembler vides de sens, se perdant dans des théories abstraites sans réelle application concrète sur le terrain. Surtout venant d’un homme qui vient d’occuper la fonction de Vice-Premier Ministre en charge de l’économie.

Les promesses de changement et d’amélioration restent souvent lettre morte, laissant les citoyens dans l’attente de résultats concrets. Les colloques, conférences, ateliers et débats organisés par les autorités peuvent parfois apparaître comme des tentatives de diversion, cherchant à masquer un manque de résultats tangibles dans l’exercice de leurs fonctions.

Ces événements peuvent être perçus comme des artifices de communication visant à maintenir une image de transparence et d’ouverture, sans pour autant traduire une réelle volonté d’action. Face à ces pratiques, il est crucial pour les citoyens de rester vigilants et de demander des preuves tangibles de l’efficacité des actions de ces autorités portant des titres honorifiques.

Il est temps de passer des discours aux actes, de la théorie à la pratique, pour que les paroles des autorités dans l’ensemble ne restent pas lettre morte et que les citoyens puissent réellement voir les changements promis se concrétiser. Ce n’est naturellement pas un nombre excessif de ces types de réunions négociées dans des conditions que l’on connait qui changeront quelque chose.

Il est essentiel de remettre en question cette propension des autorités congolaises à privilégier la parole sur l’action. Les discours doivent être soutenus par des faits, les théories par des résultats, pour que la confiance des citoyens envers les autorités puisse être restaurée. On aura toujours du mal à croire un braconnier qui se donnerait pour mission de surveiller le parc.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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