Actualité
Renaissance Société : Mukuna interdit l’utilisation des emblèmes du Club
Annoncé comme société « Renaissance SAS », par le désormais président du conseil d’administration (PCA), Pascal Makuna, ce club de football voit ses statuts changer. Aussi Pascal Mukuna interdit-il à toute personne non mandatée de parler à son nom, a défaut d’être poursuivi par la justice.
Lors de sa dernière conférence de presse d’annonce de ce changement, le pasteur évêque de l’Assemblee chrétienne de Kinshasa et responsable du club orange de la capitale a relevé un détail que les « Bana Fibo » (supporters) doivent également maîtriser pour ne pas tomber dans une infraction grave.
Pascal Mukuna a déclaré : « À partir du moment où Renaissance est devenue une société, aucune personne non mandatée peut parler du club, ni encore utiliser les emblèmes du club, entre autres, la couleur, le logo, l’insigne… bref tout ce qui est bien du club, à défaut d’être poursuivi par la justice »…
La transformation du club en société avait déjà été le grand combat mené au sein du Daring Club Motema Pembe (DCMP) à l’époque par Pascal Mukuna qui a abouti à la création du FC Renaissance du Congo. Six ans après la création du club orange, Pascal Makuna, qui a amené une frange des supporters de DCMP à la création du FC Renaissance, les avaient promis de transformer cette équipe à une société. Chose promise, chose due 6 ans plus tard.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
