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Réformes de l’administration publique : J.P. Lihau présente ses réalisations et son canevas

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Deux ministres du gouvernement Sama Lukonde, celui de la Communication et des médias, Patrick Muyaya, ainsi que de la Fonction publique, de la modernisation de l’administration et initiation de service public, Jean-Pierre Lihau, ont conjointement animé une conférence de presse, ce mardi 05 octobre 2021. Au menu: les réformes de l’administration publique.

Le patron de ce secteur, Jean-Pierre Lihau, a relevé six points dans les réformes qu’il a initiées pour redresser l’administration publique qu’il a trouvée dans un état chaotique avec 1.450.000 d’agents de la Fonction publique.  » J’ai trouvé une situation était caractérisée par l’obsolescence du cadre juridique; de recrutement non planifié; le vieillissement de ressources humaines; l’absence de formation; l’inadéquation entre agents recrutés et postes de déploiement; la faible qualité de prestations de service publiques; les faible conditions salariales, etc », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

Zoom sur les réformes déjà initiées

Sur le plan des effectifs

Face au nombre élevé d’agents, le ministre Lihau a priorisé la maîtrise des effectifs. D’où la création d’un fichier de l’administration publique à travers un recensement biométrique pour avoir un fichier fiable. Aujourd’hui, sur base de la numérisation des anciennes listes, ils sont en train de créer FRAME 2.

Il y aura un data center pour identifier tous les agents publics où qu’ils soient.
Grâce à la Banque mondiale avec 200 valises mobiles d’identification qui feront le tour des administrations pour débuter l’opération d’octroie de cartes pour chaque agent avec QR code.

Rajeunissement de l’administration publique

Depuis la création de l’Ecole Nationale de l’Administration, en 2013, 2000 jeunes ont été recrutés, indique-t-il. Cependant, leur intégration est mise en mal à cause de la présence des seniors qui ont dépassé l’âge de la retraite. A ce jour, 35 milles agents sont éligibles à la retraite.  » Il faut donc débloquer une machine bloquée depuis 40 ans. Il faut enclencher le processus avant la fin de cette année et leur donner leurs indemnités de fin de carrière », a dit le ministre.

Modernisation

Celle-ci concerne d’abord le cadre juridique, le statut des agents de l’état.  » Il y aussi une cinquantaine de règlement d’application qui n’ont pas été modifié depuis 40 ans. Il est prévu aussi de mettre en place des édits pour l’installation de l’administration locale et provinciale », a-t-il déclaré.

Numérisation

Il s’agit, selon lui, de la dématérialisation de l’administration publique. Il doit donc être opérer une mutation vers la numérisation.

Modernisation de l’environnement du travail

En priorité, la modernisation du bâtiment de la Fonction publique.

Conditions salariales

L’objectif est de mécaniser et de résoudre le problème de fonctionnaires non payés avec le phénomène NU (nouvelle unité). Cela va se faire progressivement avec un dialogue constructif avec le banc syndical.

Sandra Kagaba/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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