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Réflexions sur le contrôle et l’empowerment : Leçons d’Épictète pour le peuple congolais
Dans un monde tourmenté par l’incertitude et l’adversité, les paroles intemporelles d’Épictète résonnent profondément. Lorsque les vicissitudes de la vie frappent, le peuple congolais est confronté à un dilemme éternel : où concentrer sa précieuse énergie ?
Inspiré par la philosophie stoïque, Épictète nous rappelle que le pouvoir réside dans notre capacité à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui échappe à notre contrôle. Alors que les tourments politiques, économiques et sociaux continuent de défier la résilience du peuple congolais, la sagesse d’Épictète offre une boussole morale.
En se concentrant sur ce sur quoi ils ont du pouvoir, les individus peuvent transcender les circonstances extérieures et cultiver un sentiment profond d’autonomie. Cependant, cette dichotomie du contrôle exige un courage radical et une introspection honnête. Le destin ne décide pas de tout. Il choisit et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu’il soit.
En embrassant la responsabilité personnelle et en rejetant le fatalisme, les Congolais peuvent forger leur destinée avec détermination et lucidité. En se libérant des chaînes de la passivité et de la résignation, ils peuvent devenir les architectes de leur propre avenir. Le destin n’est pas une question de chance mais de choix individuel et collectif.
Ainsi, dans l’esprit d’Épictète, la clé du véritable pouvoir réside non pas dans la domination des autres ou des événements extérieurs, mais dans la transformation intérieure de soi-même. En embrassant cette philosophie de l’empowerment, le peuple congolais peut transcender les limites de l’oppression et de l’adversité, pour se hisser vers des sommets de dignité et d’autonomie.
La dichotomie du contrôle selon Épictète offre une voie vers la liberté intérieure et la résilience face à l’adversité. En se concentrant sur ce qui est en leur pouvoir de changer, les Congolais peuvent devenir les héros de leur propre récit, façonnant un avenir empreint de courage, de détermination et de dignité. Une destinée ne vaut pas plus qu’une autre, mais tout peuple doit respecter celle qu’il porte en lui.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Butembo : 129 sages-femmes prêtent serment pour renforcer la lutte contre la mortalité maternelle
129 sages-femmes ont officiellement prêté serment ce dimanche 17 mai 2026 à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, marquant ainsi une étape importante dans leur intégration au sein de l’Ordre national des sages-femmes.
La cérémonie solennelle s’est déroulée dans la salle Eden River, en présence des autorités administratives, des responsables de l’Ordre national ainsi que des familles des lauréats.
Représentant le maire de Butembo, M. Gilbert Bwambale Mughanirya, chef de division unique à la mairie, a salué l’engagement des nouveaux assermentés et leur a assuré de l’accompagnement des autorités locales dans l’exercice de leur métier.
« En m’adressant aux heureux assermentés du jour, le maire, à travers ma modeste personne, vous félicite et vous souhaite une fructueuse carrière en vous promettant toute sa collaboration dans l’exercice de votre noble métier », a-t-il déclaré.
Il a également rappelé que l’adhésion à cette profession implique le respect strict des exigences éthiques et professionnelles liées à la santé maternelle et infantile.

Un serment pour servir avec éthique et responsabilité
Avant leur admission officielle, les 129 candidats retenus ont prêté le serment des sages-femmes, s’engageant à respecter les principes de déontologie, d’éthique professionnelle et de protection de la vie des mères et des nouveau-nés.
Le président du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, M. Ambroka Kabeya, qui a reçu leur serment, a indiqué que cette étape constitue une condition essentielle pour leur inscription au tableau de l’Ordre.
« La formation de remédiation a reçu 133 candidats, parmi lesquels 129 ont validé le test et viennent de prêter serment », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette nouvelle vague de professionnelles vient renforcer le système de santé dans une région confrontée à de nombreux défis sanitaires.
Réduire le taux élevé de mortalité maternelle
Le président national de l’Ordre des sages-femmes a insisté sur la nécessité pour les nouvelles recrues d’exercer leur métier dans le strict respect des normes professionnelles afin de contribuer à la réduction de la mortalité maternelle pendant l’accouchement.
« Aujourd’hui, en ville de Butembo, nous venons de mettre sur le marché 129 sages-femmes éligibles à s’inscrire au tableau de l’Ordre. Nous leur demandons d’exercer leur travail en respectant l’éthique et la déontologie pour renverser la tendance du taux élevé de mortalité maternelle », a-t-il souligné.
Des lauréats reconnaissants envers les autorités
Les lauréats ont exprimé leur gratitude envers les autorités administratives et les responsables de l’Ordre national des sages-femmes, particulièrement envers leur président national qui a effectué le déplacement à Butembo pour superviser personnellement le processus.
Créé par la loi n°23/051 du 30 novembre 2023, l’Ordre national des sages-femmes encadre désormais l’exercice de cette profession en République démocratique du Congo. Conformément à cette loi, nul ne peut exercer comme sage-femme sans avoir prêté serment et être inscrit au tableau officiel de l’Ordre.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
