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Réflexions sur le contrôle et l’empowerment : Leçons d’Épictète pour le peuple congolais

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Dans un monde tourmenté par l’incertitude et l’adversité, les paroles intemporelles d’Épictète résonnent profondément. Lorsque les vicissitudes de la vie frappent, le peuple congolais est confronté à un dilemme éternel : où concentrer sa précieuse énergie ?

Inspiré par la philosophie stoïque, Épictète nous rappelle que le pouvoir réside dans notre capacité à distinguer ce qui dépend de nous de ce qui échappe à notre contrôle. Alors que les tourments politiques, économiques et sociaux continuent de défier la résilience du peuple congolais, la sagesse d’Épictète offre une boussole morale.

En se concentrant sur ce sur quoi ils ont du pouvoir, les individus peuvent transcender les circonstances extérieures et cultiver un sentiment profond d’autonomie. Cependant, cette dichotomie du contrôle exige un courage radical et une introspection honnête. Le destin ne décide pas de tout. Il choisit et la sagesse est de nous montrer dignes de son choix, quel qu’il soit.

En embrassant la responsabilité personnelle et en rejetant le fatalisme, les Congolais peuvent forger leur destinée avec détermination et lucidité. En se libérant des chaînes de la passivité et de la résignation, ils peuvent devenir les architectes de leur propre avenir. Le destin n’est pas une question de chance mais de choix individuel et collectif.

Ainsi, dans l’esprit d’Épictète, la clé du véritable pouvoir réside non pas dans la domination des autres ou des événements extérieurs, mais dans la transformation intérieure de soi-même. En embrassant cette philosophie de l’empowerment, le peuple congolais peut transcender les limites de l’oppression et de l’adversité, pour se hisser vers des sommets de dignité et d’autonomie.

La dichotomie du contrôle selon Épictète offre une voie vers la liberté intérieure et la résilience face à l’adversité. En se concentrant sur ce qui est en leur pouvoir de changer, les Congolais peuvent devenir les héros de leur propre récit, façonnant un avenir empreint de courage, de détermination et de dignité. Une destinée ne vaut pas plus qu’une autre, mais tout peuple doit respecter celle qu’il porte en lui.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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