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L’affirmation de l’ancien PM Matata Ponyo sur Télé 50, en rire ou en pleurer ? (KANGULU LOBO Daddy, Cadre de l’Udps/Tshisekedi à la Commission Permanente pour l’Egalité entre Homme et Femme)

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L’utopie est la volonté de modeler l’image de la Société à partir d’un idéal éthique, d’une certaine conception de la justice, du bonheur, de l’efficacité, de la responsabilité. Disait Jacques Attali.

La gouvernance, la bonne gouvernance ne se fait pas d’un coup de baguette magique, voire d’un coup de dé. Elle n’est pas le fruit d’une force surnaturelle ou occulte, ni une réplique, une reproduction ou une duplication. Elle n’est pas le fruit d’une génération spontanée. Elle se cultive et suppose à la base une éducation, une formation qui est la clé de voûte de son développement.

C’est dans ce cadre que nous estimons important de réagir à la dernière sortie médiatique de Monsieur le professeur docteur Matata Ponyo ancien Premier Ministre chez le journaliste professeur Jean Marie Kasamba en faisant une affirmation qui nous a laissé perplexe sur une vidéo devenue virale sur la toile.

Cette intervention n’est pas à voir dans le sens de défendre l’ancien ministre des finances mais plutôt pour des raisons pédagogiques car en face nous avons un professeur des Universités.

En affirmant : « Le niveau du budget ne constitue pas le bon indicateur pour apprécier un bon ministre de finances tout comme la conclusion du programme avec le FMI », le professeur docteur Matata Ponyo se trompe et fait du sensationnel.

Le ministre des finances est l’autorité de la politique budgétaire. En tant que tel il lui revient de mobiliser les fonds et financer la politique du gouvernement. La mobilisation des fonds doit être interne comme externe (diversification des sources des revenus).

Il est donc évident que la force de mobilisation fait partie de critère d’un bon ministre des finances. Les ressources restent importantes pour toute économie. Au cas contraire, comment financer la croissance ? Comment diversifier l’économie à travers les infrastructures de base ? Comment assurer l’investissement public ?

Nous comprenons d’ailleurs pourquoi il a laissé le taux d’investissement à moins de 2% du budget que le leadership actuel de qualité du Président Félix Antoine Tshisekedi a ramené à plus de 11% et les efforts continuent.

En outre, le programme avec le FMI conduit au financement de l’économie à des taux préférentiels et pour des longues maturités. Ce type de financement est de loin meilleur que les prêts commerciaux. Les appréciations du FMI sont très objectives car l’accès à leur financement en dépend. Ce sont des programmes très rigoureux en matière de gestion. Ils passent au peigne fin toute la situation économique, financière et politique du pays.

Par ailleurs, contrairement à l’affirmation du professeur docteur, en 2012, la RDC était en programme avec le FMI mais suspendu pour raison de non transparence : « Faute d’avoir obtenu suffisamment d’informations sur une cession de parts dans une entreprise minière appartenant au portefeuille de l’Etat congolais, le FMI avait suspendu en décembre 2012 une ligne de crédit d’environ 560 millions de dollars accordée à la RDC en 2009. »(La RDC « peut se passer » du FMI, assure Matata Ponyo – Jeune Afrique)

L’arrogance dont a fait montre le professeur docteur cachait sa mauvaise gouvernance !!! il n’a pas su conclure le programme avec le FMI parce que sa gestion n’était pas transparente, elle était opaque.

Pour l’ancien Premier Ministre, c’est la stabilité macroéconomique qui serait le meilleur indicateur pour juger un bon ministre des finances, encore une tromperie.

La stabilité du cadre macroéconomique n’est pas la seule œuvre du ministre des finances, celui-ci garantit la politique budgétaire, la Banque Centrale mène la politique monétaire, le ministère d’économie régule le prix.

Le Ministre des finances n’est pas l’ « artisan » de la stabilité du taux de change. Pour notre pays, le taux de change est régulé par la politique monétaire. Evidemment, il y a interrelation entre la politique budgétaire et la politique monétaire.

Parlant de l’endettement, là encore nous pensons qu’un effort de mise à jour et de lecture s’impose pour notre professeur docteur ; la classification de la nomenclature de la dette a changé. Actuellement, on parle de la dette publique qui est égale à la dette extérieure de l’état, la dette intérieure et la dette de certaines entreprises de l’état. Antérieurement, on parlait que de la dette extérieure (celle qui avait bénéficié de l’allégement PPTE).

Donc, les 10 milliards actuels de la dette publique comprennent la dette extérieure, la dette intérieure et la dette des entreprises publiques (Exemple BCC a actuellement 2 milliards) et l’Etat s’est engagé à réduire la dette commerciale, ce qui était toxique. Nous devons être à moins de 2% de la dette commerciale dans la dette extérieure.

Et pour conclure pince-sans-rire la professeur docteur se présente comme étant le précurseur de la bonne gouvernance en RDC malgré tous les dossiers sales connus qui sont en justice et se glorifie d’avoir laissé à la compagnie aérienne nationale quelques avions acquis complètement amortis qui ont eu maille à décoller dès le premier jour de présentation et qui ont été légué tel un cadeau empoisonné au peuple congolais.

Nous avons là un cas précis de l’hôpital qui se moque de la charité. Faut-il en rire ou en pleurer ?

 

À la Une

Kipushi : Né sans anus, le combat urgent du petit Joseph au village Kintu

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Allongé sur un lit de la salle technique, le quotidien de Joseph Ngoie Monga est rythmé par des pleurs incessants. Né le 4 avril 2026, ce nourrisson de cinq jours est atteint d’une imperforation anale, une malformation congénitale rare caractérisée par l’absence de l’orifice anal. Fait particulier, un petit orifice situé au niveau des bourses laisse s’écouler une faible quantité de liquide.

Selon le docteur Héritier Mabende, médecin traitant dans cette structure sanitaire, l’accouchement s’est pourtant déroulé sans incident. Cette pathologie, précise-t-il, est généralement d’origine inconnue. Elle peut être liée à un défaut de développement embryonnaire ou à des facteurs génétiques.

Rencontrés le mercredi 8 avril par CongoProfond.net au centre de santé de référence Grâce Divine, situé au village Kintu dans le territoire de Kipushi (Haut-Katanga), les parents du nourrisson lancent un cri d’alarme aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de sauver la vie de leur enfant.

Un appel urgent à la solidarité pour une intervention vitale

La survie du petit Joseph dépend d’une intervention chirurgicale rapide. Faute de moyens financiers, ses parents sollicitent une aide urgente pour financer cette opération, qui consistera à créer une voie anale permettant l’évacuation normale des selles.

« Depuis cinq jours, l’enfant tète sans faire de selles, ce qui explique ses pleurs et son agitation », confie sa mère, visiblement éprouvée.

D’après les dernières informations médicales, le nouveau-né a déjà subi une perforation abdominale afin de permettre l’évacuation des matières fécales. Une intervention chirurgicale définitive est prévue dans un délai de trois mois, selon les indications de l’équipe soignante. Cependant, le manque de ressources financières demeure un obstacle majeur pour cette famille.

Patient M. MBY / Congoprofond.net

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