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Réaction des syndicats de l’ARPTC : Le communiqué de l’ODEP contient des « fausses informations » et des « accusations gratuites »
Dans un communiqué de contestation , la délégation syndicale de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) a vivement réagi au communiqué récemment diffusé par l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP).
L’ODEP avait en effet affirmé dans son communiqué que les 7 membres du collège de l’ARPTC se partageraient en moyenne 340 000 dollars par mois, soit plus de 5 millions de dollars par an. L’ODEP avait joint à son communiqué un tableau détaillant ces prétendus « frais mensuels » démesurés.
Mais dans sa réponse, l’ARPTC balaie ces accusations d’un revers de main. Selon la délégation syndicale, le communiqué de l’ODEP est « dépourvu de toute objectivité » et les chiffres avancés « relèvent d’un acharnement doublé d’un objectif obscur et d’une invention de mauvais goût ».
L’ARPTC affirme ainsi que ces montants sont « imaginaires » et « n’ont aucun fondement rationnel ». Elle souligne notamment que des rubriques comme les gratifications, les pécules de congés ou les frais d’installation ne peuvent être considérés comme des frais mensuels.
La délégation syndicale va même plus loin, en affirmant que le communiqué de l’ODEP comporte des « mensonges aussi grossiers » concernant certaines indemnités qui n’existent pas dans le « jargon de l’ARPTC ».
Enfin, l’ARPTC déplore que le communiqué de l’ODEP ait été publié « sans enquête préalable » et l’accuse de vouloir « détourner l’attention de l’opinion » de questions plus sérieuses, notamment la situation sécuritaire dans l’est du pays.
La délégation syndicale de l’ARPTC demande donc à l’ODEP de « démentir, par le même procédé, les fausses informations » contenues dans son communiqué, faute de quoi elle se réserve le droit de saisir la justice.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
