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RDC : une conférence des jeunes ouverte à Kinshasa en marge de la 4e CNRPF
C’est depuis lundi 02 décembre que des jeunes ont ouvert une série d’activités à l’INPESS en marge de la 4ème Conférence nationale pour le repositionnement de la planification familiale qui se tient du 3 au 5 décembre à Kinshasa, autour du thème « Emergence de la RDC en 2030, place et rôle de la planification familiale ».
Grâce à l’appui des bailleurs des fonds dont l’UNFPA, une conférence-débat a été ouverte, suivie de la visite des stands des organisations qui œuvrent en faveur de la santé sexuelle et reproductive. Ce sera le cas jusqu’au mercredi 4 décembre.

Organisée par le Comité technique multisectoriel de planification familiale (CTMP/PF), la 4è CNRPF sera lancée ce mardi 3 décembre par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
A cette occasion, la coordonatrice du CTMP/PF, Jacqueline Bapura, a indiqué que les jeunes sollicitent que les moyens soient mis à leur disposition pour assurer leur santé et leur bien-être.
« Les jeunes ont besoin d’une bonne santé pour contribuer au développement. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Ils sont affectés par des grossesses et mariages précoces et des rapports sexuels non protégés », a-t-elle relevé trouvant en cette rencontre une occasion de faire le plaidoyer afin de mobiliser les ressources.
Le directeur du Programme national de la santé de l’adolescent (PNSA), Fidèle Mbadu Muanda, a affirmé, chiffres à l’appui, que malgré quelques des progrès réalisés dans ce secteur, l’accès au service de santé pour les adolescents est encore faible en RDC.
« La plupart des adolescents et des jeunes apparaissent en bonne santé mais ils sont vulnérables à beaucoup de problèmes de santé dont le VIH et les grossesses à risques sont les plus importants », a-t-il conclu. Il en va pour preuve, le nombre des décès dus au VIH a constamment baissé dans toutes les tranches d’âge sauf chez les adolescents et jeunes.
Les Objectifs du développement durable (ODD) prônent la garantie à l’accès à la santé universelle, y compris la Planification familiale, à tous les adolescents d’ici 2030.
En RDC, le taux de prévalence contraceptive moderne est passé de 6.5% en 2013 à 18% actuellement et devrait atteindre 20% l’année prochaine, conformément aux objectifs du Premier plan stratégique de planification familiale à vision multisectorielle pour la période 2014-2020, selon les chiffres du Programme national de la santé de la reproduction ((PNSR). Dans l’ensemble, des progrès sont visibles, mais le chemin reste encore loin. Beaucoup plus loin pour les adolescents et jeunes.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
