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RDC : Un des avocats de la famille de Chérubin Okende critique un proche de Félix Tshisekedi

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Me Alexis Deswaef, l’un des avocats de la famille du regretté porte-parole du parti Ensemble pour la République, Chérubin Okende, a déposé une plainte ce mercredi 8 novembre 2023 à Bruxelles, contre le général Christian Ndaywel, chef d’état-major adjoint chargé des Renseignements militaires congolais.

 

Il justifie sa plainte en soulignant que le général-major Christian Ndaywel a obtenu la nationalité belge en 2005 après avoir résidé pendant une douzaine d’années en Belgique.

 

« Nous sommes en présence d’un citoyen belge suspecté d’avoir joué un rôle en tant qu’auteur, coauteur, complice ou commanditaire de crimes graves commis à l’étranger. Selon la législation belge, un citoyen belge qui commet un crime grave à l’étranger peut être poursuivi devant les tribunaux belges. C’est ce qui a poussé les membres de la famille Okende, face à l’inaction des autorités congolaises, à déposer une plainte en Belgique afin qu’une enquête sérieuse soit menée », a expliqué Me Alexis Deswaef.

 

« J’ai vérifié. Il est toujours belge. Même s’il renonce à sa nationalité aujourd’hui, il pourra toujours être justiciable car on prendra en compte le moment des faits. L’extradition est une possibilité », a-t-il ajouté, estimant une possible implication du frère du président de la République Félix Tshisekedi dans le meurtre de Chérubin Okende.

 

Le corps sans vie du député Chérubin Okende, ancien député de Lukanga, a été retrouvé le jeudi 13 juillet dans son véhicule sur l’avenue Poids-Lourds, dans la commune de Gombe à Kinshasa.

 

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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