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RDC:  » Tous les hauts placés doivent être soumis à une déclaration sur leurs fortunes « ( Prof. Ntumba Luaba)

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« Pour une déclaration généralisée des fortunes et des avoirs, je plaide pour que tous les hauts placés soient soumis à une déclaration de l’état et de l’évolution de leur fortune: Président de la République, Premier ministre, ministres toutes catégories ; Sénateurs, Députés, Hauts magistrats, si possible tous les magistrats, Officiers supérieurs des FARDC et de la PNC, Membres des Cabinets politiques, Mandataires Publics, Chefs d’entreprises publiques et privées. Sans exclure les autorités morales et dirigeants des partis politiques », a dit le professeur Ntumba Luaba, le samedi 22 août 2020.

Il est temps, selon lui, « d’envisager les poursuites pour enrichissement sans cause, injustifié. L’audit ne devrait pas être seulement ponctuel, conjoncturel, mais périodique, programmé et culturel ».

Le Professeur soutient que la Banque Centrale du Congo, le Sénat et l’Assemblée nationale doivent donner l’exemple de la bonne gouvernance, du respect de l’Etat de droit et se soumettre aux audits.

« Ils élaborent les lois mais ils ne sont pas au-dessus des lois. Par conséquent, ils doivent aussi donner l’exemple de la bonne gestion de leurs espaces verts qu’ils n’arrivent pas à entretenir, et pourtant ils votent des lois sur l’environnement », a fustigé Ntumba Luaba.

Et de s’interroger: « L’extérieur du Palais du Peuple ressemble à un espace à l’abandon. Faudra-t-il un lobbying pour son entretien ? »

« Nous voulons voir juger aussi les trafiquants des ressources naturelles. On arrête des collis frauduleux aux frontières, la transparence exige que l’on sache qui sont derrière ces collis », demande-t-il aux gouvernants.

Par ailleurs, il félicite les douaniers qui ont décidé de protéger les richesses naturelles du pays. « Et que l’Etat de droit prospère et s’enracine partout », ajoute ce professeur.

« La justice est une glaive à double tranchant, » conclut le professeur Ntumba Luaba.

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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