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RDC : Sama Lukonde rassure le caucus des députés nationaux du Nord-Kivu de la prise en charge des déplacés de Goma et Nyirangongo

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Le caucus des députés nationaux de la province du Nord-Kivu conduit par l’honorable Singoma Mwanza a été reçu ce lundi 31 mai 2021 par le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge.

Au menu des échanges, la question des résultats ou effets sur la ville de Goma, après l’éruption volcanique du Nyiragongo du samedi 22 mai dernier. Sama Lukonde a rassuré ses hôtes de la prise en charge des déplacés de Goma par le Gouvernement central.

« J’aimerais commencer par remercier Son Excellence Monsieur le Premier Ministre pour l’audience qu’il nous a accordée aujourd’hui. Cette audience a tourné autour de la question des résultats ou effets sur la ville de Goma, après l’éruption volcanique du Nyiragongo du samedi 22 mai. Je profite de l’occasion encore pour transmettre, au nom des élus qui sont ici, le message de compassion à toutes les populations qui ont, non seulement perdu des membres de leur famille, mais aussi des biens. La réunion d’aujourd’hui concernait le plaidoyer pour des questions importantes que vivent les populations déplacées dans les sites de Sake, Minova, Masisi jusqu’à Bukavu, Kibumba, Rutshuru, Butembo. Ces déplacés se retrouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont dû être évacués de la ville de Goma. Le point le plus important c’est surtout l’approvisionnement en eau. Il y a un manque criant d’eau. Le Premier Ministre nous a assurés qu’il est au courant de la situation et que les mesures sont prises pour pouvoir, bien sûr, faciliter l’accès à l’eau et le rétablissement des structures de réserve d’eau dans la ville de Goma pour ces populations déplacées. Les autres questions importantes concernent la nourriture, les vivres et non vivres », a déclaré le député national Singoma Mwanza, Porte-parole du groupe à l’issue de l’audience avec Sama Lukonde Kyenge.

Ils saluent la solidarité nationale manifestée depuis l’éruption volcanique survenue en date du 22 mai dernier.

« Nous, les élus, nous avons constaté que depuis que cette crise a commencé, il y a eu un élan de solidarité nationale de nos compatriotes mais aussi des étrangers en Europe et ici au pays. Nous aimerions féliciter en tout cas cette solidarité nationale tout en rappelant à tout le monde qu’il y a vraiment urgence, » a ajouté député Singoma Mwanza.

C’est depuis le 22 mai 2021 que l’éruption du volcan Nyiragongo a provoqué des déplacements des populations de la ville de Goma dans la provine du Nord-Kivu. 48 heures après cette catastrophe naturelle, le chef du Gouvernement a délégué 7 ministres sur place à Goma pour constater les dégâts et évaluer les besoins des populations. Entre-temps, à Kinshasa, le Premier Ministre a activé le Cadre National de Concertation Humanitaire pour collecter les différents soutiens des partenaires en vue de venir en aide aux sinistrés.

Rédaction


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Politique

De Ely Thélot (OIM):« Le rapport PAJ et le projet de loi sur la Traite des personnes examinés et adoptés au sénat sans aucune recommandation »

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Le rapport de la commission Politique, Administrative et juridique (PAJ) sur le projet de loi modifiant et complétant le décret du 30 juin 1940 portant code pénal congolais en matière de prévention et répression de la traite des personnes a été présenté, ce vendredi 25 novembre 2022 en plénière au Sénat.

Le rapport de ces travaux d’analyse approfondi a connu le concours de plusieurs experts à en croire le président de la commission PAJ, Jean Bakomito.

Selon lui : « La commission PAJ a examiné en profondeur le projet de loi sur la traite des personnes qui modifie le code pénal du 30 juin 1940. Nous y avons travaillé avec l’accompagnement des experts de l’Organisation internationale pour les migrations, du ministère des droits humains et de l’agence pour la prévention et lutte contre la traite des personnes ».

Il a en outre donné les raisons pour lesquelles la RDC devrait nécessairement disposer d’une telle loi, car des nombreuses personnes en sont victimes.

« La traite des personnes constitue sur le plan international, le deuxième crime après le trafic de drogue. Cette pratique touche des milliers de personnes car 50 milliards de dollars sont utilisés chaque dans le monde pour faciliter la commission de ce crime contre l’humanité qui touche particulièrement les femmes et les enfants. Il est ici question de réprimer ces faits de manière à décourager totalement tous ceux qui se livrent à cette pratique. Cela est normal dans la mesure où la RDC a adhéré dans plusieurs conventions internationales qui demandent à chaque Etat membre d’insérer dans son arsenal juridique national ce dispositif qui réprime toute forme de traite des personnes. La modification de loi de 1940 pourra aider à protéger des milliers des concitoyens », poursuit-il.

Le PAJ reste serein quant à l’adoption de ce projet de loi lors de la seconde lecture probablement la semaine prochaine.

L’Organisation Internationale pour les Migrants (OIM), partenaire technique qui accompagne l’ALPTP dans cette démarche, promet de toujours appuyer les efforts de la RDC.

« Le rapport et projet de loi ont été examinés et adoptés sans aucune recommandation ni réserve de fond au niveau du sénat aujourd’hui. Nous tenons à remercier la commission politique, administrative et juridique du sénat pour le travail remarquable qu’elle a fait autour de ce projet de loi et félicitons également tous les sénateurs pour avoir analysé et adopté le rapport soumis par la commission. L’OIM se félicite de cette avancée car nous espérons que d’ici le début de l’année prochaine la loi aura été publiée dans le journal officiel. Nous sommes très optimistes car il y va de l’intérêt supérieur de la nation congolaise et de la protection des victimes. L’OIM continuera d’appuyer les efforts de la RDC afin que les criminels qui commettent la traite des personnes soient sanctionnés », a déclaré Ely Thelot, conseiller technique de l’OIM.

Le bureau de la chambre haute du parlement a accordé un délai de 48 heures aux sénateurs pour déposer les amendements. La commission PAJ a également obtenu 48 heures pour examiner lesdits amendements avant l’adoption finale du texte en plénière. Pour l’OIM, le plaidoyer doit continuer auprès des élus pour que le processus aboutisse sans tarder.

Elda Along/ congoprofond.net


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