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RDC/Présidentielle 2018: Kimbuta suspend avant l’heure toute activité de campagne électorale à Kinshasa
Le gouvernorat de la ville province de Kinshasa suspend toutes les activités de campagne électorale, à l’exception du recours aux médias, de l’ensemble des candidats présidents de la République, sans aucune exception dans la capitale.
Il l’a fait savoir dans un communiqué parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce mercredi 19 décembre 2018.
André Kimbuta Yango justifie sa décision par les informations en sa possession attestant que dans tous les camps politiques des principaux candidats présidents de la République, des extrémistes se sont préparés et se préparent à une confrontation de rue dans la ville de Kinshasa lors de la campagne électorale.
Mais aussi, il affirme avoir tenu compte des recommandations des services compétentes chargés de la sécurisation du processus électoral et afin de prévenir tout trouble à l’ordre public et de permettre aux kinois et kinoises de participer pacifiquement à ce grand rendez-vous démocratique du 23 décembre 2018.
Convient-il de signaler que cette décision est tombée au moment où le candidat président de la coalition Lamuka Martin Fayulu s’apprêtait à faire son meeting à la place sainte Thérèse à Ndjili.
Rappelons-le, lancée depuis le jeudi 22 novembre dernier, la campagne électorale va se clôturer ce vendredi 21 décembre 2018.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
