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RDC/Présidentielle 2018: Kimbuta suspend avant l’heure toute activité de campagne électorale à Kinshasa

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Le gouvernorat de la ville province de Kinshasa suspend toutes les activités de campagne électorale, à l’exception du recours aux médias, de l’ensemble des candidats présidents de la République, sans aucune exception dans la capitale.

Il l’a fait savoir dans un communiqué parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce mercredi 19 décembre 2018.

André Kimbuta Yango justifie sa décision par les informations en sa possession attestant que dans tous les camps politiques des principaux candidats présidents de la République, des extrémistes se sont préparés et se préparent à une confrontation de rue dans la ville de Kinshasa lors de la campagne électorale.

Mais aussi, il affirme avoir tenu compte des recommandations des services compétentes chargés de la sécurisation du processus électoral et afin de prévenir tout trouble à l’ordre public et de permettre aux kinois et kinoises de participer pacifiquement à ce grand rendez-vous démocratique du 23 décembre 2018.

Convient-il de signaler que cette décision est tombée au moment où le candidat président de la coalition Lamuka Martin Fayulu s’apprêtait à faire son meeting à la place sainte Thérèse à Ndjili.

Rappelons-le, lancée depuis le jeudi 22 novembre dernier, la campagne électorale va se clôturer ce vendredi 21 décembre 2018.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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