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RDC : Présentation, à Kinshasa, du rapport annuel des resultats 2023 du cadre de cooperation de l’ONU pour le developpement durable
Ce mardi 30 juillet, dans la salle Town Hall du siège des Nations Unies situé dans la concession Utex, le vice-Premier ministre, ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, Guylain Nyembo, et le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en RDC, Bruno Lemarquis, ont présenté le rapport Annuel des résultats du Cadre de coopération des Nations Unies pour le Développement durable pour l’exercice 2023.
Signé conjointement par le gouvernement de la RDC et le Système des Nations Unies pour une période de cinq ans allant de 2020 à 2024, ce rapport répond au caractère conjoint et inclusif de la mise en œuvre dudit cadre de coopération.
Lors de son allocution, le coordonnateur résidant du SNU, Bruno Lemarquis a indiqué que plus de 30 entités étatiques, partenaires de la société civile et du secteur privé ont été initiés, en compagnie des Nations unies, pour la conception et la mise en œuvre des programmes, tout en gardant l’harmonie avec les priorités nationales.
Notons que ce programme est caractérisé par trois axes prioritaires que sont :
– La consolidation de la paix et le respect des droits humains ;
– la croissance économique inclusive et le développement durable ;
– et l’accès aux services sociaux de base et l’assistance humanitaire.
Il a été démontré que 13 chaînes des valeurs ont été developpées dans le Maï-Ndombe et le Kongo-Central dans le Cadre de ce programme.
Quant au Vice-Premier ministre, ministre du Plan, il est important de planifier et de suivre de manière régulière, les politiques et programmes publics. « Il en va de notre capacité à atteindre les catégories de population les plus à risque, ainsi que celles en urgence absolue. Bien que conscient de notre responsabilité et de notre redevabilité vis-à-vis de nos concitoyens, je ne peux néanmoins manquer d’interpeller les Nations Unies ainsi que la communauté internationale sur l’urgence de sanctionner avec la plus grande sévérité tous ceux qui se dressent contre le développement de notre pays et la quiétude de notre population. Il en va de la crédibilité du garant de la paix et de la sécurité mondiale que nous reconnaissons à l’Organisation des Nations Unies. », a-t-il dit lors de son speech.
Une brève présentation a suivi ces deux allocutions, avec résultats à l’appui pour éclairer l’opinion sur les réalisations engendrées par cette coopération entre les SNU et le Gouvernement de la République Démocratique du Congo.
Benjamin Kapajika/ Congoprofond.net
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
