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RDC/Politique : Mike Mukebayi tourne le dos à Moïse Katumbi
Se confiant à nos confrères de politiquerdc.net, le député provincial élu sur la liste du Mouvement Social (MS) de Pierre Lumbi a déclaré qu’il se retirait de Ensemble pour le changement.
« J’aimerais informer l’opinion publique qu’à partir de ce jour, je ne suis plus membre de l’Ensemble pour le changement. Je pense qu’en validant la victoire de Félix Tshisekedi, cette structure politique me paraît désormais opportuniste et sans idéal d’un combat pour l’intérêt du peuple congolais », a déclaré cet ancien journaliste.
Pour Mike Mukebayi, ce revirement de « Ensemble pour le changement » est une insulte au peuple congolais : « je ne me reconnaîs pas en cette déclaration de Ensemble pour le changement, des milliers des gens se sont mobilisés derrière la démarche de MartinFayulu, on ne peut pas les humilier de la sorte « .
Au passage, Mike Mukebayi pointe un doigt accusateur à l’endroit de son collège député Delly Sessanga, secrétaire général de Ensemble pour le changement d’être à la base de ce spectaculaire revirement. Il regrette ainsi, pour reprendre son propos, de voir « un pourri » tel que Sessanga maintenu dans les structures hiérarchiques de ce mouvement alors qu’il n’arrête pas de porter les coups de couteau aux tuiles de celui-ci, rappelant en cela son soutien à la candidature de Tshisekedi à la dernière présidentielle. Pour lui, Delly Sessanga a été utilisé pour torpiller sans cesse les efforts fournis pour un véritable changement.
« Néanmoins, je préfère rester membre du Mouvement Social de Pierre Lumbi , mais je ne soutiendrai plus jamais une quelconque action ou décision de Ensemble pour le changement. Car, je n’accepterais en aucun cas de trahir ma conscience pour soutenir un pouvoir issu des arrangements politiques et caractérisé d’une fraude massive », a -t-il renchéri.
Pour rappel, cette décision de Mike Mukebayi intervient quelques heures après la déclaration lue par Pierre Lumbi où Ensemble pour le changement vennait de reconnaître Félix Tshisekedi comme l’unique président de la République proclamé par la CENI et investit par la cour constitutionnelle.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Droits humains en Afrique : La 87ᵉ session de la CADHP s’ouvre en Gambie sous le signe de la vigilance et de la coopération
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples tiendra sa 87ᵉ session ordinaire du 11 au 20 mai 2026 à Centre international de conférences Sir Dawda Kairaba Jawara, après un segment privé virtuel organisé du 24 avril au 4 mai. Cette rencontre majeure du système africain des droits humains réunira États, institutions nationales, ONG, partenaires internationaux et professionnels des médias autour des enjeux critiques liés à la protection des libertés fondamentales sur le continent. La cérémonie d’ouverture est prévue le 11 mai, suivie de dix jours de travaux publics retransmis en direct.

Une session ancrée dans les textes fondateurs africains
Convoquée conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et au règlement intérieur de la Commission, cette session s’inscrit dans le cadre du mandat de promotion et de protection des droits humains confié à la CADHP. Organe de l’Union africaine, la Commission regroupe onze Commissaires indépendants élus à titre individuel. Elle constitue un espace central d’évaluation des engagements des États et de dialogue entre les différentes parties prenantes du continent.
Des priorités centrées sur les défis actuels
Au cœur des travaux figurent l’examen de la situation des droits de l’homme en Afrique, l’étude des rapports soumis par les États parties ainsi que l’analyse des communications relatives à des violations présumées. La session abordera également la coopération entre la CADHP, les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société civile. Des tables rondes thématiques, la présentation des rapports d’activité des Commissaires et l’examen des demandes de statut d’observateur pour les ONG viendront enrichir les débats.
Participation ouverte et mobilisation des acteurs
Seul le segment public se tiendra en présentiel à Kololi, avec une inscription préalable obligatoire pour les participants. Les médias, invités à couvrir largement l’événement, joueront un rôle essentiel dans la diffusion des conclusions et recommandations issues des travaux. La retransmission en ligne permettra par ailleurs d’élargir l’audience à un public continental et international, renforçant la transparence du processus.
Vers des recommandations attendues pour les États
La session s’achèvera par l’adoption des observations finales et de diverses résolutions susceptibles d’influencer les politiques publiques des États membres. Dans un contexte marqué par des tensions sécuritaires, des restrictions des libertés et des défis socio-économiques persistants, cette 87ᵉ session de la CADHP apparaît comme un moment stratégique pour réaffirmer les engagements africains en matière de droits humains et renforcer les mécanismes de suivi et de responsabilité.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
