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RDC: Réaction de l’IRDH à propos du message d’ « ENSEMBLE POUR LE CHANGEMENT »
Les chercheurs du Projet d’Application des Droits Civils et Politiques (PAD-CIPO) de l’IRDH notent avec satisfaction le message du regroupement politique « Ensemble pour le changement » qui s’engage à entreprendre, désormais, une opposition républicaine avec des revendications d’intérêt public, notamment, l’édification d’un Etat de droit et la restauration de la démocratie, dans la paix et la sécurité.
A l’instar de la société civile congolaise, l’IRDH note qu’Ensemble pour le Changement fait aussi remarquer que les anciens dirigeants de la République avaient conçu et mis en œuvre un plan de sabotage du processus électoral, dans le seul but de confisquer le pouvoir politique. Il résulte de cette politique que l’Assemblée Nationale ainsi que les assemblées provinciales servent de retranchement aux personnalités rejetées par le peuple.
Eu égard à l’état des choses décrit ci-dessus, les chercheurs de l’IRDH considèrent la prise de position du regroupement politique qui a milité contre un « troisième penalty », comme une valeur ajoutée à la démocratie et l’édification d’un Etat de droit.
De ce fait, les chercheurs de l’IRDH exhortent la nouvelle opposition républicaine à redoubler ses énergies et intelligences, afin d’affronter élégamment les autres forces politiques, sur base des valeurs et principes de la bonne gestion de la chose publique, au bénéfice de la population. A cette fin, ils lui recommandent à :
1. Participer à la refondation de la classe politique, par le renforcement des institutions publiques capables de briser l’emprise des « Hommes Forts » à qui certains individus continuent à faire allégeance, pour des intérêts égoïstes ;
2. Soutenir, la reforme de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), afin qu’elle fonctionne normalement, dans le but de faciliter l’expression du suffrage du peuple, conformément à la Constitution et aux lois de la République ;
3. Soutenir, la réforme du pouvoir judiciaire, en lui octroyant des moyens logistiques adéquats à son bon fonctionnement et son indépendance, et en y extirpant des magistrats corrompus ;
4. Continuer à revendiquer la libération des prisonniers politiques, ainsi que la fin des poursuites politiquement motivées.
CONGOPROFOND. NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
