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RDC : « Personne n’a posé la problématique de mettre en cause les actes pris par le Chef de l’Etat parce que la constitution nous l’interdit » ( Célestin Musao, rapporteur de l’A.N)

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« Personne n’a posé la problématique de mettre en cause les actes pris par le Chef de l’Etat parce que la Constitution nous l’interdit », a déclaré Célestin Musao, rapporteur de l’A.N à la suite d’une reunion d’urgence tenue par le bureau de la représentation apess les manifestations qui ont émaillées l’entrée du parlement ce lundi 10 juin.
Manifestations orchestrées par les militants de l’UDPS qui attendaient dénoncer la motion incidentielle introduite le vendredi dernier à la suite des ordonnances présidentielles à la SNCC et à la GECAMINES.
Les combattants de l’UDPS se sont déployés, depuis le matin à l’entrée du Palais du peuple pour empêcher et s’attaquer aux différents députés nationaux qui devraient accéder au siège du Parlement pour les différents rendez-vous de travail.
Pour Célestin Musao Kalombo, il n’a jamais été question pour l’Assemblée nationale de bloquer l’exécution des ordonnances du Chef de l’Etat nommant les gestionnaires des entreprises, à savoir : la Gécamines et la SNCC.

Revenant sur la plénière du vendredi 7 juin au cours de laquelle le débat sur les ordonnances du Président de la République ont eu lieu, Célestin Musao s’est clairement exprimé en ces termes :
« Là n’était pas la mission ou l’objectif de l’Assemblée nationale. Nous savons que le Chef de l’Etat est effectivement irresponsable devant le Parlement.

Et ces actes ne peuvent pas faire l’objet des discussions. Vous avez remarqué que chaque député qui a pris la parole avait tendance à se poser la question sur l’exécutif, le comportement de l’exécutif qui a abouti à une orientation. C’est parce que le Chef de l’Etat a des services, il a un gouvernement.
C’est à ces structures que des questions étaient réservées.

« Personne n’a posé la problématique de pouvoir mettre le Chef de l’Etat en cause parce que la Constitution nous l’interdit. C’était une discussion autour de la gestion des entreprises du Portefeuille, » a-t-il indiqué.

Mais la grande question selon lui, a été celle de savoir à quand le gouvernement ?
C’est un député de l’Opposition qui a soulevé la question en condamnant énergiquement le comportement de la coalition FCC-CACH qui tardait dans les discussions pour que la population puisse avoir un gouvernement
« … Je le souligne donc, il n’était pas question de mettre en cause les actes administratifs pris par le Chef de l’Etat. C’est pourquoi à tout moment, l’Honorable Présidente de l’Assemblée nationale recadrait ceux qui prenaient la parole… », a-t-il insisté.

Avec cet éclairage apporté, le Rapporteur de l’Assemblée nationale invite les responsables de l’UDPS à signifier à leurs militants que le siège du Parlement est un lieu inviolable.

« Si on empêche les députés à se prononcer sur des questions d’actualité, on risque d’avoir une représentation nationale réservée et qui ne pourra pas poser des questions ou des problèmes des populations. C’est un comportement que le bureau condamne », déclare-t-il.

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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