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RDC : Paul Malembe, fondateur de l’UNISIC (ex IFASIC) et pionnier de la formation en communication, s’en va à 88 ans

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Le monde académique congolais est en deuil. Le professeur émérite Paul Malembe Tamandiak est décédé ce lundi 1er septembre 2025, aux cliniques universitaires de Kinshasa après plusieurs jours d’hospitalisation. Parti à l’âge de 88 ans, il est le fondateur et tout premier recteur de l’Institut des sciences et techniques de l’information (ISTI), devenu IFASIC, et aujourd’hui UNISIC (Université des sciences de l’information et de la communication).

Visionnaire et bâtisseur, Paul Malembe a joué un rôle crucial dans l’ancrage et la structuration de l’enseignement supérieur en communication au Congo. Sous sa direction, l’ISTI a posé les bases d’un enseignement exigeant, tourné vers l’excellence, la rigueur académique et l’éthique professionnelle. De nombreux cadres aujourd’hui actifs dans les médias, la communication institutionnelle ou la recherche doivent leur formation à son œuvre intellectuelle et administrative.

Sa contribution dépasse les murs de l’université. À travers ses publications, ses conférences et ses engagements, le professeur Malembe Tamandiak a marqué la pensée critique congolaise en matière de communication sociale et politique. Il a aussi été un défenseur de l’autonomie académique et de la qualité de l’enseignement, à une époque où l’université congolaise faisait face à de nombreux défis.

L’UNISIC, autrefois IFASIC, s’apprête à rendre hommage à ce pilier de son histoire et saluer la mémoire de celui qui, au-delà d’un professeur, fut un mentor et un repère pour des milliers d’étudiants et chercheurs. Le Congo perd un homme de science, un pédagogue d’exception, et une conscience intellectuelle respectée. Une disparition qui touche en plein cœur l’Alma mater de plusieurs générations de professionnels de la presse, de la communication et des institutions publiques en RDC.

EKK

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Responsabilité introuvable : À ce stade du procès, personne n’a établi que Philémon Mambabwa a ordonné de frapper ou séquestré qui que ce soit

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Alors que la Cour militaire s’achemine vers la phase des plaidoiries, un constat factuel s’impose avec une acuité dérangeante : en près de huit audiences, aucun témoignage ni aucune pièce versée au dossier n’a permis d’établir un lien direct et univoque entre Philémon Mambabwa et les violences physiques subies par les enfants Mushobekwa.

L’audition des deux principaux renseignants, Sakina R. et Claudien Likulia, loin de clarifier la chaîne de commandement, a plutôt semé le trouble sur l’implication personnelle du prévenu. Sakina a été formelle devant le Ministère Public : “Est-ce que Monsieur Philemon Mambabwa avait donné l’ordre de la brutalité ? Non. Les policiers ont pris leur propre initiative” a-t-elle répondu. Une déclaration capitale, prononcée par une très proche du fils aîné de la principale partie civile, qui fragilise considérablement l’accusation de complicité ou d’instruction de torture.

De son côté, si Claudien maintient avoir entendu l’expression “petite correction”, les policiers commis à la résidence affirment sous serment n’avoir reçu que l’ordre de “garder” les jeunes gens jusqu’à l’arrivée des parents. Cette absence de preuve d’un ordre explicite de violenter les enfants se double d’une zone d’ombre juridique concernant le chef de séquestration. L’audience a confirmé que Philémon Mambabwa, après avoir découvert la présence clandestine de trois garçons majeurs ou quasi-majeurs dans la chambre de sa fille mineure à 4 heures du matin, a d’abord envisagé de les faire conduire à la 7ème Direction de l’ANR – service d’investigation dépourvu de cachot.

Cependant, il est établi et reconnu par toutes les parties que cet ordre n’a jamais été exécuté. Les enfants n’ont jamais quitté la résidence. Ils ont été retenus dans la guérite, dans l’attente, selon la défense, d’une confrontation parentale à une heure décente. Philémon Mambabwa a justifié cette rétention temporaire par un souci de responsabilité : “S’il leur était arrivé quelque chose à 5h du matin dehors, j’aurais été fautif de les avoir exposés”.

Dès lors, la question centrale qui se pose à l’orée des réquisitions est la suivante : la responsabilité pénale de Philémon Mambabwa peut-elle être engagée sur la seule base d’intentions supposées ou d’un environnement sécuritaire dont il aurait mal évalué le zèle ? La partie civile martèle que les cris des enfants étaient audibles depuis le salon et que le prévenu Philemon Mambabwa aurait dû intervenir.

La défense rétorque que ce dernier, après avoir entendu les explications des filles, a réévalué la situation en temps réel et a précisément renoncé à envoyer les garçons à l’ANR pour privilégier un dialogue parental. À ce stade du procès, si le comportement des enfants et des policiers est sévèrement questionné, la matérialité des faits principaux reprochés à Philémon Mambabwa – ordre de frapper et séquestration arbitraire – reste, sur le strict plan factuel et objectif, désespérément non établie.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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